École d’été internationale : Formation de maîtrise et de doctorat Méthodes et outils numériques : la cartographie en histoire

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Du 25 au 29 juin 2018

L’École d’été internationale de Montréal 2018 est la troisième école d’été numérique organisée par le GRHS (UQAM) et le PIREH (Université de Paris 1). Elle s’inscrit dans le cadre d’un partenariat qui a pour objectif de favoriser l’échange des pratiques du numérique entre le Québec et la France, leur apprentissage par les étudiants des cycles supérieurs – maîtrise et doctorat –, et la mobilité étudiante. L’esprit de cette école est de promouvoir l’usage des méthodes informatiques de la recherche en sciences humaines et sociales dans la discipline historique. Organisée par des enseignants-chercheurs expérimentés, elle aborde des méthodologies et des thématiques innovantes, appliquées au sein d’une pédagogie adaptée aux spécificités de l’histoire, aux besoins des étudiants et aux impératifs de la recherche.

Troisième édition d’une école qui veut s’inscrire dans la durée, elle sera cette année organisée au Québec, après celle de Montréal (mai 2016), puis celle de Paris (juin 2017). Le thème choisi cette année, « La cartographie », se situe dans le prolongement des précédents, (méthodes d’analyse textuelles assistées par ordinateur, et bases de données). L’objectif est de permettre aux étudiants de maîtrise et de doctorat de toutes les universités, ainsi qu’aux chercheurs, de se former aux méthodes de structurations, de visualisation et d’exploration des données, ainsi qu’aux enjeux historiographiques et épistémologiques de leur application aux sciences sociales en général, et à l’histoire en particulier. À la fois théorique et applicative, cette école se situe au carrefour du domaine d’étude individuel de chaque participant, de leur formation académique ou continue, et d’une approche méthodologique commune.

Le schéma d’enseignement des années précédentes ayant fait ses preuves et ayant été plébiscité par les étudiants sera reconduit cette année. Les suggestions d’amélioration ont cependant été prises en compte pour rendre cette école encore plus efficace que les précédentes. L’école est une formation de courte durée (5 jours), dispensée dans le cadre d’une formation universitaire. S’y articulent la découverte théorique des notions qui sous-tendent l’édification d’une base de données (structuration, architecture, modèle conceptuel des données…) et l’exploitation pratique des données sous la forme de cartes et de graphes. Pour atteindre cet objectif, les journées s’organisent selon un schéma simple : les matinées débutent par une heure de discussion sur des lectures recommandées ou des exercices à réaliser, suivie par des conférences méthodologiques ; les après-midis sont consacrés à la prise en main des logiciels et à l’expérimentation individuelle ou en groupes pour favoriser l’apprentissage.

Les intérêts de cette école sont multiples. D’abord, il s’agit d’assurer la formation des étudiants et des collègues à une méthode informatique de recherche en histoire qui a fait ses preuves depuis les années 1960, mais qui a aussi connu de nombreux bouleversements avec le développement de l’informatique personnelle et des logiciels de cartographie, les SIG, et de représentation et exploration de graphes et de réseaux. Cette formation dépasse, cependant, le cadre de la formation académique par le cadre de travail qu’elle propose, par la diversité des intervenants et des participants et par les multiples opportunités de rencontres et d’échanges qu’elle offre. Elle est en effet également l’occasion de créer des liens internationaux entre les formateurs de France et du Canada, mais aussi entre les étudiants, entre eux et avec les formateurs étrangers. Elle est, à ce titre, l’occasion d’échanges riches et stimulants non seulement sur les méthodes, les pratiques et les compétences mais sur le contenu même de la recherche. Elle favorise donc l’émergence de réseaux de recherche et de chercheurs qui ont encore du mal à se cristalliser autour d’initiatives structurantes dans ce domaine particulier. Enfin et au-delà des aspects professionnels, c’est aussi l’occasion pour les étudiants de découvrir une culture différente et d’autres façons de faire de l’histoire, d’enseigner et d’apprendre.

 

Comité scientifique : Pascal Bastien (UQAM), Benjamin Deruelle (UQAM), Stéphane Lamassé (Paris 1), Léon Robichaud (U. Sherbrooke)
Comité d’organisation : Pascal Bastien (UQAM), Benjamin Deruelle (UQAM), Stéphane Lamassé (Paris 1), Gaëtan Bonnot (Paris 1), Julien Puget (UQAM)

 


Recherche et formation internationales conjointes :

Cette école d’été internationale a moins pour objet de former les participants à l’informatique, qu’à l’usage scientifique des méthodes de recherche mis à la disposition des chercheurs par l’informatique. Si ces méthodes intéressent toutes les disciplines des SHS (philosophie, sociologie, psychologie, littérature), elles restent pourtant encore le plus souvent ignorées des historiens. Pourtant les logiciels permettant de s’en saisir sont de plus en plus nombreux, de plus en plus adaptés aux besoins de la recherche en SHS et de plus en plus simples à utiliser. Le risque pour les étudiants réside alors dans leur usage en dehors de toute formation méthodologique et épistémologique.

Le cœur et la force de cette formation résident donc dans l’attention portée à la fois aux enjeux épistémologiques et méthodologiques, et dans l’application pratique qu’elle en propose quotidiennement. Consacrée cette année aux bases de données, qui ont déjà une longue tradition en histoire, elle propose de s’attacher aux enjeux de l’utilisation de l’informatique pour le traitement critique et spécifiques des sources et des données historiques, aux règles de la constitution de populations et de la structuration des données (métasource, architecture, arbres relationnels, structuration souple, xml), ainsi qu’aux méthodes qui en permettent l’exploitation (statistiques univariées et multivariées, méthodes de classification et de visualisation).

Elle aborde ainsi sur une semaine l’état de l’art au travers l’exploration d’études désormais considérées comme exemplaires, et d’expérimentations menées à partir d’exemples introduits par les formateurs à partir de bases de données ayant déjà fait l’objet de publications de la part de chercheurs expérimentés. La semaine s’organise autour de lectures épistémologiques, de conférences méthodologiques, assurées par des spécialistes d’horizons divers (historiens, informaticiens, sociologues), suivies de discussion le matin, et d’ateliers les après-midis. Cette formation est ouverte aux étudiants de maîtrise et de doctorats inscrits non seulement dans les universités organisatrices, mais dans d’autres universités de France et du Québec. Aucun « pré-requis » n’est indispensable pour suivre cette formation, sauf, peut-être, de faire preuve de curiosité, d’ouverture d’esprit, et d’une connaissance élémentaire de la bureautique. S’il est souhaitable que les participants aient un projet, cela n’est absolument pas une obligation.

 

Grands axes du programme

I. De la source à la carte :

  • Réflexions épistémologiques sur les enjeux et les pratiques de la cartographie et des réseaux
  • Notions de structuration et de modélisation dans une base de données,
  • Notions de représentation, de projections, de géoréférencement
  • Cartographie descriptive et statistique
  • Réflexion sur la particularité des données spatiales (données floues, données temporelles)
  • Enjeux de la modélisation, de la représentation, et de l’exploration des données par la carte

II. Mise en pratique :

  • Initiation à la constitution et à l’exploitation des bases de données
  • Initiation à la représentation cartographique
  • Initiation à la cartographie heuristique (visualisation et explorations des données)

 

Du 25 au 29 juin 2018

Lieu à déterminer

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