La construction sociale des comportements dans les espaces de loisir du 17e au 18e siècle

La construction sociale des comportements dans les espaces de loisir du 17e au 18e siècle

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Chercheur : Laurent Turcot

(CRSH, 2012-2016)

L’objectif du projet consiste à montrer comment, par des interventions nombreuses, diverses et soutenues de différents acteurs sociaux, la foule sera maîtrisée et encadrée dans les lieux de loisir. Ceci n’est pas le fait d’une seule autorité, comme par exemple la police, mais l’effet d’une lame de fond qui traduit de profondes transformations sociales et culturelles. Cette docilité de la foule des loisirs se mesure par deux grandes tendances. La première est celle du comportement normal qui se rattache à l’affabilité et à l’idée d’être agréable en société, bref d’être de bonne compagnie. La seconde tendance est celle de l’anormalité, soit les comportements qui sont bannis parce qu’ils entravent la bonne marche des divertissements, comme crier ou se battre. Plusieurs groupes sociaux (noblesse, hommes de lettres, voyageurs, francs-maçons, grands marchands, etc.) sont bien connus au plan de leur rôle sur la scène politique et économique, mais qu’en est-il de leur rôle comme médiateur des usages sociaux acceptables dans les lieux de loisir ? Une des hypothèses que nous tâcherons de démontrer est qu’il s’agit de limiter les désordres publics, mais surtout d’offrir un cadre dans lequel vont se définir des usages typiquement urbains. Il s’agit d’imposer les formes et les normes du loisir. Le public présent dans les lieux de loisir devient ainsi une entité singulière dont les usages sont spécifiques.

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