L’instrumentation d’un corpus textuel en histoire de l’art : le cas des Guides de Paris

Le 28 septembre 2016

Une conférence de Emmanuel Château-Dutier, professeur à l’Université de Montréal

 

En tant que discipline historique, l’Histoire de l’art met en œuvre des méthodes spécifiques d’exploration et d’interrogation du passé. Les « guides de Paris » font partie des sources incontournables pour l’histoire de l’art des XVII-XVIIIe siècles. Conduit dans le cadre du Labex les Passés dans le Présent, en partenariat avec la Bnf et le laboratoire Modyco, le projet des Guides de Paris consiste à numériser un corpus textuel, à l’éditer en XML-TEI, et à mettre en œuvre une annotation sémantique afin de l’exposer dans le Linked Open Data. Le travail implique la constitution d’un corpus historique rassemblé en fonction d’un certain nombre de questions de recherche.

L’un des enjeux de l’instrumentation de ce corpus consiste à savoir tirer parti des importants gisements de ressources numériques en histoire de l’art aujourd’hui disponibles. Le projet, en cours de réalisation, souhaite offrir des points d’accès nouveaux sur les textes, dont le recours à des dispositifs de visualisation, transformant ceux-ci en une réelle base de connaissance. Il s’agit à cette occasion de développer une réflexion sur les apports de l’édition numérique dans la pratique de l’histoire de l’art et d’envisager, dans une perspective épistémologique, ses conséquences (bonnes et/ou mauvaises) sur les usages et le type de savoir élaboré.

Comment précisément rendre compte de toute la nuance des réalités historiques que l’on étudie qu’elles soient relatives à l’histoire du goût ou bien à la naissance d’une critique d’art ? Dans quelle mesure l’outillage du corpus peut-il accompagner le travail de critique de sources propre à toute entreprise historique ? Quel peut enfin être l’apport de cette instrumentation dans le travail d’interprétation ou de production de connaissance ? S’il peut paraître contradictoire de vouloir définir à l’avance les usages scientifiques futurs. En revanche, l’utilisation de certains formats informatiques, l’explicitation de la méthode et des hypothèses formulées, et même pourquoi pas l’enregistrement des traces du travail scientifique rendue possible avec l’informatique, peuvent quant à elles permettre des réinterprétations ou des analyses secondaires.

 


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Le 28 septembre 2016, 14h-16h

Université du Québec à Montréal

(Métro Berri-UQAM)

Pavillon Hubert-Aquin, A-6280

1255, rue Saint-Denis

Montréal (Québec) H2X 3R7 Canada

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