L’opposition des sociétés urbaines à l’éclairage public au XVIIIe siècle

 

Le mercredi 28 février 2018

Une conférence de Sophie Reculin

Dans l’imaginaire collectif, les débuts de l’éclairage public en Europe sont associés à l’invention du gaz et plus encore au triomphe de « la fée électricité » au XIXe siècle, qui auraient été accueillis avec enthousiasme par les populations urbaines. C’est pourtant deux siècles auparavant, aux XVIIe et XVIIIe siècles que les premières lanternes publiques, à chandelle, ont été suspendues dans les grandes villes de province, à l’instigation de Louis XIV. Mais les municipalités et les habitants s’y opposent et manifestent leur refus par des plaintes, des absences au moment de l’allumage ou des conduites plus actives, par l’agression des allumeurs et le bris de lanterne. Néanmoins, ces comportements restent difficiles à interpréter, car si les autorités urbaines formulent clairement les raisons de leur opposition, les témoignages des habitants sont rares. Il s’agira donc de comprendre leurs motivations, en se fondant sur les placets envoyés par les municipalités au pouvoir central, des procès-verbaux de police et un document exceptionnel, les registres de bris de lanternes de la ville de Montpellier. Nous nous proposons ainsi d’inscrire notre étude de la réception d’une innovation technique majeure de l’époque moderne dans une « histoire par le bas » des sociétés urbaines au XVIIIe siècle.

Sophie Reculin est docteure en histoire de l’Université de Lille 3. Elle a récemment coordonné le dossier « Les Lumières de la ville, XVIIIe-XXIe siècle. Permanences et mutations des technologies d’éclairage et des pratiques nocturnes », dans Histoire urbaine, 2018.

 

Le mercredi 28 février 2018, 14h00-16h00

Salle A-6290
Pavillon Hubert-Aquin, UQAM
1255 rue Saint-Denis,
Montréal (Québec)

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