Contre une perspective évolutionniste de la citoyenneté qui postule une corrélation directe entre la montée de l’autonomie juridique du citoyen électeur et le déclin du pouvoir de contrainte de l’État, la programmation Émotions dans la Cité interrogera la multiplicité des moments, des acteurs, des lieux, des discours et des relations qui non seulement construisent du politique, mais accompagnent aussi la formation d’identités vécues, ressenties et revendiquées, et l’affirmation de citoyennetés d’un genre nouveau. Ce sont les modalités entourant la prétention et la mise en œuvre d’un droit de participer à la fabrique de la cité qui ne serait pas conditionné par le paiement d’un impôt, mais par l’exigence collective d’une action citoyenne, qui est au cœur de notre programmation.

Cette exigence collective tient à la fois, pendant l’époque moderne, d’une appartenance locale fondée sur un usage de l’espace (solidarité et sociabilités urbaines), et d’une inscription de l’individu dans une communauté émotionnelle (de l’émotion à la mobilisation). Émotions dans la Cité, pensé ici comme un ensemble de pratiques sociales, politiques, juridiques et culturelles, s’organise autour des quatre axes suivants, chacun desquels est traversé par les deux missions fédératrices de notre regroupement : penser l’histoire de la ville et de l’espace urbain à l’époque moderne ; et former et recourir aux pratiques du numérique.

AXES DE
RECHERCHE

 

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