Axe_4

Le conflit et la conflictualité sont encore le plus souvent perçus comme un antagonisme, intervenant lorsque les modes traditionnels de la régulation sociale ont échoué. Selon la tradition durkheimienne, en effet, le conflit apparaît comme un dysfonctionnement à réguler ou comme un facteur de troubles, voire de rupture, de l’ordre social. Qu’il soit intérieur à l’individu ou qu’il intervienne entre personnes, groupes ou États, il dévoile les rivalités, les fractures ou encore des tensions qui traversent la société. Il en est donc aussi une composante essentielle, tout comme l’antagonisme et parfois la violence le sont des relations sociales. Le conflit doit ainsi être compris comme une forme de socialisation particulière dont les causes divisent mais dont la finalité est de résoudre l’opposition en ramenant l’unité, au prix parfois de la destruction de l’autre. 

L’axe 4 vise précisément à investir le champ de la conflictualité en posant l’hypothèse que les moments, les raisons et les lieux qui mènent à la rupture de l’ordre jugé « normal » sont de précieuses fenêtres sur le « vivre-ensemble » et l’émergence d’une société civile. Le conflit ne se déroule pas hors de l’ordre social mais s’y inscrit, au contraire, et participe tant à sa consolidation qu’à sa remise en cause.

 

1.

Repérer et analyser l’incitation à l’action qu’on retrouve dans les archives militaires, judiciaires et policières de la période étudiée.

 

2.

Prêter une attention particulière au soldat, incarnation de l’émotion virile.

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