Axe_1

Reconnaître la « gouvernementalité » des émotions, c’est-à-dire les mécanismes de domination des conduites par lesquels on impose des normes émotionnelles comme la honte, la joie, le mépris ou l’indignation. Dans la réorganisation de ces normes, l’émotion trouve des repères moraux susceptibles de construire et d’imposer une exigence collective d’action citoyenne, quand le partage émotif se mue en engagement politique.

Cet axe étudie les groupes, les réseaux et les processus de médiation dans la construction et la diffusion des savoirs et des solidarités, ainsi que dans la construction de nouvelles communautés. Nous poursuivons ici notre réflexion sur les réseaux de l’information engagée lors de notre précédente programmation, mais la doublerons en multipliant les angles d’analyse et les archives sollicitées, ainsi à travers l’iconographie, l’architecture, le théâtre et les jeux sociaux qui y ont cours. Sur le temps long de la « première modernité », cet axe invite à réfléchir au passage de la notion de civilité (entendue comme lien entre les individus) à celle de sociabilités (« l’aptitude à fréquenter agréablement ses semblables », selon l’Encyclopédie de Diderot).

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