• Parcours d’histoire urbaine. La ville au XVIIIe siècle

    Parcours d’histoire urbaine. La ville au XVIIIe siècle

    Entretien avec Brigitte Marin
    (interview réalisé par Gabriel Cotte)

  • Thierry Belleguic et Kathryn Ready (dir.), L’art de l’échange : Modèles, formes et pratiques de la sociabilité entre la France et la Grande-Bretagne au XVIIIe siècle, Paris, Editions Hermann, 2015.

    Thierry Belleguic et Kathryn Ready (dir.), L’art de l’échange : Modèles, formes et pratiques de la sociabilité entre la France et la Grande-Bretagne au XVIIIe siècle, Paris, Editions Hermann, 2015.

    Compte rendu par Valérie Capdeville (Université de Paris 13)

    Faisant suite à un colloque intitulé « L’Art de l’échange : modèles, formes et pratiques de la sociabilité entre la France et la Grande-Bretagne au XVIIIe siècle », qui s’est tenu à Québec en septembre 2006, cet ouvrage se compose de onze études rassemblées et éditées par Kathryn Ready et Thierry Belleguic. Il éclaire un aspect désormais reconnu comme central dans la recherche dix-huitièmiste, la sociabilité comme ‘art de l’échange’ au siècle des Lumières. Il s’agissait principalement de mettre en regard les formes et pratiques de sociabilité de part et d’autre de la Manche, à travers une approche comparatiste et pluridisciplinaire, à la croisée de l’histoire, de la philosophie, de la littérature et des arts. Les rencontres, échanges, circulations et transferts culturels entre les deux pays sont au cœur ce recueil de textes qui, chacun à leur manière et grâce à des angles d’étude variés, visent à souligner les rivalités et les différences, mais surtout les influences mutuelles et les terrains d’échange entre France et Angleterre en matière de sociabilité. La question du modèle français et de ses limites apparaît comme un axe de réflexion et de prise de distance critique central aux…

  • Un café avec Robert Darnton

    Un café avec Robert Darnton

    Le gazetin de Véronique Laporte (UQAM)

    Le 10 mars 2016

    En mars 2016, les étudiants du GRHS ont eu le privilège de s’entretenir avec le professeur Robert Darnton. Après nous avoir présenté les grandes lignes de son parcours professionnel, où nous avons pu apprendre comment le journaliste est devenu, un peu par hasard, historien du livre, la discussion porta principalement sur deux thèmes : l’importance de l’imagination dans la démarche de l’historien, et l’urgence et la nécessité de la multidisciplinarité.

  • Conversation avec le professeur Daniel Roche

    Conversation avec le professeur Daniel Roche

    Un entretien mené par Elisabeth Rochon (UQAM)

    Le 23 mars 2016.

    Au cours d’un séjour à Paris, j’ai eu le privilège de m’entretenir avec Daniel Roche, professeur au Collège de France. Il me semblait important que l’on puisse retrouver, sur le site du GRHS, une contribution de l’historien ayant tant œuvré à l’histoire des sociabilités culturelles sur laquelle l’équipe fonde largement sa programmation.

  • Régis Bertrand et Anne Carol (dir.), Aux origines des cimetières contemporains. Les réformes funéraires de l’Europe occidentale XVIIIe-XIXe siècle, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence, 2016.

    Régis Bertrand et Anne Carol (dir.), Aux origines des cimetières contemporains. Les réformes funéraires de l’Europe occidentale XVIIIe-XIXe siècle, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence, 2016.

    Compte rendu par Martin Robert (Université du Québec à Montréal)

    Cet ouvrage collectif rend un grand service aux historiens de la mort. Les juristes, les praticiens de l’univers funéraire, les architectes, les urbanistes, les sociologues et, pourquoi pas, les politiciens aussi, y trouveront aussi de quoi mieux comprendre les conditions dans lesquelles s’est élaboré le dispositif bien particulier de disposition des cadavres que nous appelons le cimetière. L’image d’archéologues dépoussiérant au pinceau les squelettes enfouis donnerait à penser que ce dispositif traverse l’expérience humaine, voire qu’il caractérise en propre le processus d’hominisation. Le propos de cet ouvrage consiste à montrer au contraire que « le cimetière occidental, tel qu’on le connaît aujourd’hui est une création récente, à l’échelle de l’histoire. » Une création de l’Europe de l’Ouest des XVIIIe et XIXe siècles.

  • Claire Gantet et Flemming Schock (dir.), Zeitschriften, Journalismus und gelehrte Kommunikation im 18. Jahrhundert. Festschrift für Thomas Habel, Brêmes, Edition Lumière, 2014.

    Claire Gantet et Flemming Schock (dir.), Zeitschriften, Journalismus und gelehrte Kommunikation im 18. Jahrhundert. Festschrift für Thomas Habel, Brêmes, Edition Lumière, 2014.

    Cet ouvrage collectif s’inscrit dans le projet « Les périodiques savants de l’époque de l’Aufklärung, réseaux du savoir » (http://www.gelehrte-journale.de) initié par l’Académie des sciences et lettres de Göttingen, et dont Claire Gantet a présenté les principaux enjeux dans deux articles récents dans Dix-huitième siècle et la Revue d’anthropologie des connaissances. Engagé en 2011 et prévu aboutir en 2025, ce grand chantier de numérisation, réalisé en collaboration avec la Bibliothèque d’État et universitaire de Basse-Saxe à Göttingen, la Bibliothèque universitaire de Leipzig et la Bibliothèque d’État de Bavière, entend poursuivre le travail amorcé par Thomas Habel, qui a dirigé l’équipe ayant recensé les 128 journaux savants de langue allemande qui font l’objet de ce processus de numérisation. Le volume Zeitschriften, Journalismus und gelehrte Kommunikation im 18. Jahrhundert constitue des Mélanges dédiés à ce chercheur.

  • Une histoire sociale et politique des productions intellectuelles

    Une histoire sociale et politique des productions intellectuelles

    Entretien avec Jean-Luc Chappey
    (interview réalisé par Chantal Grenier)

  • Antoine Follain (dir.), Brutes ou braves gens ? La violence et sa mesure (XVIe-XVIIIe siècle), Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2015.

    Antoine Follain (dir.), Brutes ou braves gens ? La violence et sa mesure (XVIe-XVIIIe siècle), Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2015.

    La violence magnétise les regards et s’inscrit durablement dans le champ de l’imaginaire social. L’historien a depuis longtemps tenté d’y déceler l’indice d’un bouleversement des comportements qui nous séparerait de la barbarie des siècles passés.  Sommes-nous véritablement d’une autre nature que nos cousins de l’Ancien Régime, ces êtres réputés impulsifs, belliqueux et bourrus ? La violence est une notion souple et polysémique qui change de nature, dans ses usages et dans ses significations, selon le temps, le lieu, et les diverses formes de régulation sociale et de répression judiciaire qui cherchent à l’encadrer. Comment alors la comprendre – et, qui plus est, comment la comparer ?

  • Claire Judde de Larivière, La révolte des boules de neige. Murano face à Venise, Fayard, 2014.

    Claire Judde de Larivière, La révolte des boules de neige. Murano face à Venise, Fayard, 2014.

    Le 27 janvier 1511, les habitants de l’île de Murano réunis sur le Campo Santi Maria e Donato assistent au rituel de l’intrar. Maintes fois répétée, cette cérémonie du pouvoir souligne l’arrivée du nouveau représentant de l’autorité vénitienne et marque le départ de l’ancien podestat. Cette fois le rituel est interrompu par des rires, un chant moqueur et une avalanche de boules de neige dédiée au podestat sortant, Vitale Vitturi. Que s’est-il passé précisément? Boutade carnavalesque, charivari ou révolte à caractère politique contre l’autorité vénitienne?

  • Sociabilités, circulation des savoirs et histoire des sciences à l’époque moderne

    Sociabilités, circulation des savoirs et histoire des sciences à l’époque moderne

    Entretien avec Stéphane Van Damme
    (interview réalisé par Élisabeth Rochon)

    Stéphane Van Damme, À toutes voiles vers la vérité. Une autre histoire de la philosophie au temps des Lumières, Paris, Seuil, 2014.

    L’étude de Stéphane Van Damme s’attache à esquisser les voies d’une autre histoire de la philosophie des XVIIe et XVIIIe siècles. Moins liée aux discours produits par les grands philosophes, cet ouvrage veut combler les lacunes concernant l’historicisation des pratiques et des objets de la philosophie. Reprenant la réflexion de Jacques Schlanger qui invite à poursuivre l’examen «des philosophes dans ce qu’ils font autant que dans ce qu’ils disent», Van Damme pense qu’il ne faut pas limiter la pensée philosophique aux seuls contenus intellectuels, mais qu’il faut considérer les gestes, les pratiques, les objets (manuscrit, instrument) en insistant sur la dimension matérielle du travail philosophique.

  • Colin Jones, The Smile Revolution in Eighteenth Century Paris, Oxford University Press, 2014.

    Colin Jones, The Smile Revolution in Eighteenth Century Paris, Oxford University Press, 2014.

    Comment faire l’histoire d’un phénomène aussi évanescent, éphémère et fugitif qu’un sourire? Si les paroles s’envolent, du moins peuvent-elle être écrites ou transmises. Mais le sourire? A-t-il même une histoire à raconter? N’est-il pas, justement, intemporel, naissant et s’évanouissant sur le visage des hommes et des femmes de notre époque comme de celles qui nous ont précédés? Précisément non, nous dit Colin Jones. Bien au contraire le sourire est un objet d’histoire, à la fois social, culturel et même, selon certaines conjonctures, économique et politique. En ce sens, ses apparitions et disparitions de la sphère publique nous éclairent sur l’étendue de ses significations.

  • La nouvelle histoire de la police

    La nouvelle histoire de la police

    le parcours de recherche de Vincent Milliot
    (interview réalisé par Dominique Martin)

  • Les archives de la police genevoise, une fenêtre sur les sociabilités

    Les archives de la police genevoise, une fenêtre sur les sociabilités

    Entretien avec Marco Cicchini
    (interview réalisé par Simon Gosselin Rodière)

  • Sociability and the Scottish Enlightenment

    Sociability and the Scottish Enlightenment

    An Interview with Richard Sher
    (interview réalisé par Marie-Claude Felton)

  • De la romanistique à l’histoire culturelle

    De la romanistique à l’histoire culturelle

    Entretien avec Hans-Jürgen Lüsebrink
    (interview réalisé par Simon Dagenais)

  • A. Lilti, Figures publiques. L’invention de la célébrité, 1750-1850, Fayard, 2014.

    A. Lilti, Figures publiques. L’invention de la célébrité, 1750-1850, Fayard, 2014.

    La célébrité constitue désormais un champ de recherches à part entière. Soulignons seulement, comme jalon de cette légitimité acquise non sans difficulté, le lancement de la revue Celebrity Studies en 2010, qui met à contribution un large éventail de disciplines. Leur horizon commun consiste à dé-familiariser un phénomène plus prégnant que jamais, mais trop souvent marqué par l’évidence tant il est imbriqué aux organisations sociales et aux idéologies dominantes.

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