L’incendie des barrières: le rôle mobilisateur de la critique architecturale durant la Révolution française

    Une conférence de Christina Contandriopoulos (UQAM)

    Vendredi 18 janvier 2019, 14h00 à 16h00

    Cette conférence fera état de la réception critique du mur des Fermier Généraux sous le Consulat et l’Empire (1799-1815). Lors de sa construction, juste avant la Révolution, ce mur provoque un véritable scandale auprès des Parisiens. Un pamphlet anonyme de 1787 en témoigne, “le mur murant Paris rend Paris murmurant” et fait état de l’importance grandissante de l’opinion publique à l’époque révolutionnaire. Pourtant, dès le Consulat, le mur et ses barrières sont remis en état et même perfectionnés par Napoléon 1er. Dans la presse, son architecture ostentatoire est savamment réhabilitée et intégrée à une nouvelle politique urbaine. Afin de réfléchir aux enjeux éthiques, esthétiques et juridiques associés à la liberté de presse, cette présentation mettra en lumière l’évolution du discours sur ce projet architectural fortement contesté.

  • École d’été internationale : Formation de maîtrise et de doctorat en méthodes et outils numériques : l’analyse de réseaux en histoire

    École d’été internationale : Formation de maîtrise et de doctorat en méthodes et outils numériques : l’analyse de réseaux en histoire

    École d’été internationale

    24 au 28 juin 2019

    L’École d’été internationale de Paris 2019 est la quatrième école d’été numérique organisée par le GRHS (UQAM) et le PIREH (Université de Paris 1). Elle s’inscrit dans le cadre d’un partenariat qui a pour objectif de favoriser l’échange des pratiques du numérique entre le Québec et la France, leur apprentissage par les étudiants des cycles supérieurs – maîtrise et doctorat –, et la mobilité étudiante. L’esprit de cette école est de promouvoir l’usage des méthodes informatiques de la recherche en sciences humaines et sociales dans la discipline historique. Organisée par des enseignants-chercheurs expérimentés, elle aborde des méthodologies et des thématiques innovantes, appliquées au sein d’une pédagogie adaptée aux spécificités de l’histoire, aux besoins des étudiants et aux impératifs de la recherche.

    Quatrième édition d’une école qui s’inscrit désormais dans la durée, elle sera cette année organisée à Paris, après celles de Montréal (2016, 2018) et de Paris (2017). Le thème choisi cette année, « L’analyse de réseaux en histoire », se situe dans le prolongement des précédents (méthodes d’analyse textuelles assistées par ordinateur, bases de données, et cartographie numérique). Son objectif est de permettre aux étudiants de maîtrise et de doctorat de toutes les universités, ainsi…

    Pour une histoire à temps pleins

    Une conférence de Guillaume Mazeau

    Le mercredi 1er mai 2019, 14h00-16h00

    Toute histoire digne de ce nom est contemporaine »: cette formule de Benedetto Croce fait généralement l’unanimité parmi la communauté historienne. Faire de l’histoire consiste, inévitablement, à poser des questions depuis le présent, avec les cadres de pensée du présent. Pourtant, en tire-t-on toujours complètement les conséquences? Rien n’est moins sûr. Posée comme un préalable à l’écriture de l’histoire, cette formule n’a pas véritablement transformé les méthodes de la discipline historique, qui n’ont que très peu changé depuis la fin du XIXe siècle. Or le doute qui traverse actuellement la place et la fonction de l’histoire au sein des sociétés contemporaines est une situation propice pour tenter une histoire « à temps pleins », consistant à interroger le passé non seulement depuis le présent, mais par et pour le présent, sans pour autant céder aux pièges du « résentisme », ni de l’analogie ou de l’actualisation. A travers l’exemple de l’histoire de la Révolution française, il s’agit ici de réfléchir à la manière dont les historiennes et historiens pourraient rendre l’histoire plus forte en faisant davantage acte de présence au monde.

    Les caricatures de vitrines de marchands d’estampes autour de 1800

    Une conférence d’Ersy Contogouris.

    Le vendredi 1er février, 12h30-14h00

    À la fin du 18e siècle, les caricatures et autres œuvres graphiques satiriques sont pour la plupart produites sous forme de feuilles volantes et exposées dans les vitrines des marchands d’estampes. Il existe de nombreuses caricatures datant de cette époque qui nous montrent hommes, femmes et enfants de différents âges et différentes classes sociales s’assemblant devant de telles vitrines afin de regarder et discuter des caricatures qui y sont exposées. Ce motif est fréquent autour de l’année 1800 et mérite qu’on s’y attarde. En effet, nous nous retrouvons dans une sorte de mise en abyme — nous observons des caricatures de personnes qui observent des caricatures — qui nous encourage à réfléchir à notre propre subjectivité et à ce que ces estampes révèlent au sujet des enjeux et procédés de la caricature.

  • La fabrique des temps reculés à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

    La fabrique des temps reculés à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

    Une journée d’étude organisée par le GRHS et le CIREM 16-18.

    Le vendredi 8 mars 2019, 14h00 –17h00

    Dès le début du XVIIIe siècle, la connaissance des temps reculés — les quatre premiers siècles de l’histoire de Rome par exemple, qui a fait à l’Académie des Inscriptions l’objet d’un intense débat — s’est heurtée à de redoutables obstacles épistémologiques : absence de témoignages dignes de foi, disparition des archives, omniprésence du merveilleux dans la tradition historique, etc. La conception classique et naturaliste d’une histoire procédant par cycles, qui faisait des siècles illustres de l’antiquité de proches parents de l’époque actuelle, y est combattue par une conception qu’on pourrait dire linéaire, dans laquelle l’éloignement des époques très anciennes est tel qu’elles échappent aux modalités ordinaires de l’appréhension. Or il me semble que cette nouvelle perception de la distance historique est un préalable au développement d’une science historique fondée non sur la mémoire et le témoignage seuls, mais sur la critique interne de sources non nécessairement verbales (monuments, médailles et monnaies, tables astronomiques, artefacts divers). L’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres a été l’un des laboratoires où s’est développé cette discipline historique fondée sur des sciences auxiliaires — épigraphie, numismatique, géographie, chronologie, etc. Dans…

    Le citoyen et le politique, fin du Moyen Âge – Époque moderne : autour de trois livres récents

    Le mercredi 6 février 2019

    Trois parutions récentes interrogent les questions de citoyenneté et de pratiques politiques « ordinaires » pour les époques médiévale et moderne. Sans pour autant écarter les discussions de cabinet et les politiques royales, les monographies de Julien Puget et Michel Hébert, tout comme l’ouvrage collectif dirigé par Claire Dolan et auquel ont contribué Sophie Abdela et Julien Puget, réfléchissent à ces engagements citoyens qui, sans être démocratiques, n’en furent pas moins collectifs, moteurs de négociations et de compromis, et créateurs de solidarités et de communautés. Animée par Pascal Bastien, Benjamin Deruelle et Lyse Roy, cette table ronde permettra de discuter des résultats proposés par les ouvrages et de mettre un nouveau pied dans les chantiers qu’ils ouvrent.

    Être citoyenne pendant la Révolution française

    Une conférence de Dominique Godineau

    Le mercredi 26 septembre 2018, 14h00-16h00

    Cette conférence reviendra sur les différents problèmes soulevés par l’existence et l’usage du mot citoyenne pendant la Révolution alors que les femmes ne jouissaient pas des droits politiques du citoyen. Quels sont les rapports entre femme et citoyenne ? Quelles actions, quelle relation (familiale ? sociale ?) définissent la citoyenne ? Comment les citoyennes peuvent-elles être membres du corps social (sujets) sans être membres du corps politique (citoyens) ? Comment, sous peine d’incohérence et de « tyrannie », les compter dans la Nation souveraine et leur refuser la souveraineté ? Comment concilier l’universalité de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et l’exclusion des femmes des droits politiques (droits naturels) attachés au titre de citoyen ?

    Civility and Sentiment: Courts and Cities in the Formation of Early Modern Emotions

    A Lecture by Brian Cowan (McGill)

    Friday 15 February 2019, 2pm – 4pm

    Civility and sentiment are often thought to be incompatible styles of emotional experience, and they were indeed products of very different cultural traditions, but it is more helpful to understand them as parallel processes of emotion formation rather than as cultures inexorably opposed to one another. The emergence of a culture of politeness offers perhaps the best means of reassessing the relationship between civility and sentiment in the early modern age. The ideals of politeness emerged as a challenge to the predominant models of courtly civility that predominated elite culture in the sixteenth and seventeenth centuries, and they were better suited for the increasingly complex forms of sociability that emerged in the later seventeenth and eighteenth centuries. Politeness provided an emotional code fit for an emergent bourgeois public sphere. A new emotional history of politeness illuminates both the correspondences and the ruptures between the culture of civility described by Elias and the new forms of sociability that comprised Habermas’s public sphere.

    Journée interdisciplinaire des membres étudiant.e.s du GRHS

    Atelier de recherche

    Vendredi 21 septembre 2018, 10h00-18h00

    Atelier de recherche à la fois convivial et rigoureux, cette première Journée interdisciplinaire des membres étudiants du GRHS entend favoriser la cohésion entre les jeunes chercheurs de l’équipe, décloisonner les différentes disciplines et institutions universitaires qui la composent, permettre un premier contact avec les nouvelles et nouveaux membres, et proposer un espace de collégialité afin de faire ensemble le point sur l’état des recherches de maîtrise ou de doctorat du regroupement.

    Sous la plume du XVIIIe siècle / Under the Pen of the Eighteenth-Century

    Conférence double offerte dans le cadre d’une collaboration entre le GRHS et le groupe TSAR de l’Université McGill

    Mardi, 18 septembre 2018, 13h30-15h30

    Ashley Marshall, « Fabricating Defoe: The Problem of the ‘Father of the Novel’ »
    David Garrioch, « L’amitié épistolaire des femmes au XVIIIe siècle »

    Les émeutes Réveillon d’avril 1789.
    Émotions et mobilisations populaires au seuil de la Révolution.

    Une conférence de Pascal Bastien (UQAM), commentée par Geneviève Lafrance (UQAM)

    Jeudi 6 décembre 2018, 12h30-14h30

    Les 27 et 28 avril 1789, deux mouvements populaires éclatent à Paris en ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’émeute Réveillon. Une foule de Parisiens se serait alors réunie à deux reprises devant la grande manufacture de papiers peints de l’entrepreneur Jean-Baptiste Réveillon, établie sur la rue de Montreuil dans le faubourg Saint-Antoine : ainsi le 27 avril, à travers des manifestations qui se terminèrent dans l’apaisement ; et le lendemain 28, où le bâtiment fut largement saccagé, des émeutiers fusillés ou arrêtés, et des meneurs pendus quelques jours plus tard pour attroupements séditieux. Les émeutes parisiennes d’avril 1789 permettent d’explorer les espaces, les acteurs et les observateurs des bruits, des rumeurs et des nouvelles qui circulaient alors dans la capitale. En croisant les archives administratives, policières, prévôtales et judiciaires avec la diversité des imprimés qui commentèrent et écrivirent l’histoire de l’événement dès les jours suivants, il sera possible de repérer les moteurs de la sédition et les moteurs de l’information, les zones de tumultes et les zones d’inquiétudes.

  • Lettres et temps

    Lettres et temps

    Une conversation avec Éric Vuillard

    Mardi 23 octobre 2018, 17h00-19h00

    Une discussion sur l’histoire, l’archive et l’écriture avec l’écrivain Éric Vuillard, récipiendaire du Prix Goncourt 2017 pour L’ordre du jour (Actes Sud, 2017). Éric Vuillard est également l’auteur de 14 juillet (Actes Sud, 2016) et de Tristesses de la terre (Actes Sud, 2014), parmi de nombreux autres romans historiques ; et réalisateur du film Mateo Falcone (2009). La discussion sera animée par les professeures de littérature Geneviève Lafrance (UQAM) et Judith Sribnai (Université de Montréal), membres régulières du GRHS.

  • Cinéma historique du Département d’histoire de l’UQAM.

    Cinéma historique du Département d’histoire de l’UQAM.

    Présentation du film par Laurent Colantonio, professeur d’histoire contemporaine à l’UQAM et conseiller historique de P. Watkins

    Vendredi 30 novembre 2018, 9h00-17h00

    Dernier film réalisé par Peter Watkins à ce jour, La Commune (Paris, 1871) constitue un projet de reconstitution historique dynamique et engagé, caractéristique de l’œuvre du réalisateur. Jouant entre le passé et le présent, de la recherche historique à sa réactualisation, La Commune est un projet collectif, porté par des centaines d’auteurs, tout comme l’Histoire elle-même d’ailleurs, et cherche à remettre en jeu les tensions et les contextes qui ont conduit à l’insurrection. « Notre travail nécessita une étude aussi large que détaillée d’une multitude d’aspects de la Commune et de cette période de l’histoire de France : personnalités de la Commune et du gouvernement versaillais ; débats à l’Hôtel de Ville et à l’Assemblée Nationale ; rôle des femmes, de l’Eglise catholique et de son système éducatif ; problèmes sanitaires, d’eau potable et d’éclairage ; uniformes militaires de l’époque ; musique et chansons populaires… A une étape plus avancée de ces recherches, les acteurs constituèrent différents groupes en fonction de leurs rôles (l’Union des Femmes, les bourgeois opposés à la Commune, les soldats de la Garde Nationale, les…

    L’expérience communale (XVe-XVIe siècles)

    Un séminaire de Patrick Boucheron

    17 octobre 2017, 17h00-19h00

    Par expérience communale, on peut entendre trois choses. La première est l’expérimentation politique d’un gouvernement du commun, précipitant des formes politiques plus ou moins durables, notamment dans les régimes urbains. Mais il existe une histoire discontinue de ces expériences qui ne se laisse pas circonscrire dans le grand récit de l’histoire de la souveraineté, et c’est cette tradition transmise, rêvée, constamment réinventée, qui forme, en sa deuxième acceptation, l’expérience communale. Or l’expérience commune sera ici saisie dans sa troisième acception, c’est-à-dire comme expérience sensible, dans un sens travaillé par l’histoire des émotions politiques : en quoi faire commune affecte-t-il les vies de ceux qui s’y engagent ou s’y abandonnent ?

    L’émeute Réveillon (27-28 avril 1789). Séminaire de recherche, séance 1

    Séminaire de recherche, séance 1

    Le mercredi 27 septembre 2017, 14h00-16h00

    À travers sept séances de travail échelonnées sur toute l’année académique, le séminaire de recherche du GRHS propose d’explorer un dossier thématique sous ses plus larges aspects. Les enjeux historiographiques et épistémologiques du dossier, mais aussi des exercices de paléographie et des réflexions autour de la critique des sources, de la cartographie historique ou de la constitution de bases de données, permettront aux participants d’interroger un chantier de recherche à travers toutes les étapes de son développement.
    Le séminaire 2017-2018 se penchera sur l’émeute Réveillon des 27 et 28 avril 1789. Alors qu’elle est largement considérée par l’historiographie « comme la première grande insurrection populaire de la Révolution » (G. Rudé), le séminaire tentera plutôt d’inverser la question et de se demander de quoi l’émeute fut l’aboutissement. Il s’agira donc de reprendre le déroulement de l’émeute, de repérer ses acteurs, de retracer leur témoignage, de mesurer la répression et comprendre l’impact immédiat de l’événement dans la gestion et l’occupation de l’espace urbain.

    L’émeute Réveillon (27-28 avril 1789). Séminaire de recherche, séance 2

    Séminaire de recherche, séance 2

    Le mercredi 25 octobre 2017, 14h00-16h00

    À travers sept séances de travail échelonnées sur toute l’année académique, le séminaire de recherche du GRHS propose d’explorer un dossier thématique sous ses plus larges aspects. Les enjeux historiographiques et épistémologiques du dossier, mais aussi des exercices de paléographie et des réflexions autour de la critique des sources, de la cartographie historique ou de la constitution de bases de données, permettront aux participants d’interroger un chantier de recherche à travers toutes les étapes de son développement.
    Le séminaire 2017-2018 se penchera sur l’émeute Réveillon des 27 et 28 avril 1789. Alors qu’elle est largement considérée par l’historiographie « comme la première grande insurrection populaire de la Révolution » (G. Rudé), le séminaire tentera plutôt d’inverser la question et de se demander de quoi l’émeute fut l’aboutissement. Il s’agira donc de reprendre le déroulement de l’émeute, de repérer ses acteurs, de retracer leur témoignage, de mesurer la répression et comprendre l’impact immédiat de l’événement dans la gestion et l’occupation de l’espace urbain.

    L’émeute Réveillon (27-28 avril 1789). Séminaire de recherche, séance 3

    Séminaire de recherche, séance 3

    Le mercredi 15 novembre 2017, 14h00-16h00

    À travers sept séances de travail échelonnées sur toute l’année académique, le séminaire de recherche du GRHS propose d’explorer un dossier thématique sous ses plus larges aspects. Les enjeux historiographiques et épistémologiques du dossier, mais aussi des exercices de paléographie et des réflexions autour de la critique des sources, de la cartographie historique ou de la constitution de bases de données, permettront aux participants d’interroger un chantier de recherche à travers toutes les étapes de son développement.
    Le séminaire 2017-2018 se penchera sur l’émeute Réveillon des 27 et 28 avril 1789. Alors qu’elle est largement considérée par l’historiographie « comme la première grande insurrection populaire de la Révolution » (G. Rudé), le séminaire tentera plutôt d’inverser la question et de se demander de quoi l’émeute fut l’aboutissement. Il s’agira donc de reprendre le déroulement de l’émeute, de repérer ses acteurs, de retracer leur témoignage, de mesurer la répression et comprendre l’impact immédiat de l’événement dans la gestion et l’occupation de l’espace urbain.

    L’émeute Réveillon (27-28 avril 1789). Séminaire de recherche, séance 4

    Séminaire de recherche, séance 4

    Le mercredi 17 janvier 2018, 14h00-16h00

    À travers huit séances de travail échelonnées sur toute l’année académique, le séminaire de recherche du GRHS propose d’explorer un dossier thématique sous ses plus larges aspects. Les enjeux historiographiques et épistémologiques du dossier, mais aussi des exercices de paléographie et des réflexions autour de la critique des sources, de la cartographie historique ou de la constitution de bases de données, permettront aux participants d’interroger un chantier de recherche à travers toutes les étapes de son développement.
    Le séminaire 2017-2018 se penchera sur l’émeute Réveillon des 27 et 28 avril 1789. Alors qu’elle est largement considérée par l’historiographie « comme la première grande insurrection populaire de la Révolution » (G. Rudé), le séminaire tentera plutôt d’inverser la question et de se demander de quoi l’émeute fut l’aboutissement. Il s’agira donc de reprendre le déroulement de l’émeute, de repérer ses acteurs, de retracer leur témoignage, de mesurer la répression et comprendre l’impact immédiat de l’événement dans la gestion et l’occupation de l’espace urbain.

    L’émeute Réveillon (27-28 avril 1789). Séminaire de recherche, séance 5

    Séminaire de recherche, séance 5

    Le mercredi 14 février 2018, 14h00-16h00

    Résumé : À travers sept séances de travail échelonnées sur toute l’année académique, le séminaire de recherche du GRHS propose d’explorer un dossier thématique sous ses plus larges aspects. Les enjeux historiographiques et épistémologiques du dossier, mais aussi des exercices de paléographie et des réflexions autour de la critique des sources, de la cartographie historique ou de la constitution de bases de données, permettront aux participants d’interroger un chantier de recherche à travers toutes les étapes de son développement.
    Le séminaire 2017-2018 se penchera sur l’émeute Réveillon des 27 et 28 avril 1789. Alors qu’elle est largement considérée par l’historiographie « comme la première grande insurrection populaire de la Révolution » (G. Rudé), le séminaire tentera plutôt d’inverser la question et de se demander de quoi l’émeute fut l’aboutissement. Il s’agira donc de reprendre le déroulement de l’émeute, de repérer ses acteurs, de retracer leur témoignage, de mesurer la répression et comprendre l’impact immédiat de l’événement dans la gestion et l’occupation de l’espace urbain.

    Le génocide vendéen : entre polémique politique et champ de recherche. Problématiques pour une histoire renouvelée de la violence

    Une conférence de Bernard Gainot et Pierre Serna

    Le lundi 29 janvier 2018, 14h00-16h00

    À l’invitation du GRHS et avec le soutien du CIREM 16-18, Bernard Gainot et Pierre Serna tenteront de démonter, dans un premier temps, l’opération idéologique qui se cache derrière ces dépôts de loi ; puis, dans un second temps, pour ne rien cacher des différents types de violence que durent subir les populations vendéennes, poseront les bases d’une réflexion et d’un chantier à approfondir sur les violences extrêmes en Révolution, avec une attention toute particulière à la typologie des affrontements de guerre civile et des formes d’outrances qu’ils provoquent, dans un contexte qui ne saurait faire oublier une forme d’ensauvagement du monde depuis la Guerre de Sept Ans (1756-1763) qui rompt avec une représentation seulement optimiste du siècle des Lumières. Les guerres sont ici étudiées dans leur caractère « outrancier » comme on le disait à l’époque, en s’interrogeant sur la part de responsabilité des personnes, des structures et des mutations à l’œuvre entre 1780 et 1800, et plus globalement entre 1760 et 1830.

  • Cinéma du GRHS – Projection du film « M » de Joseph Losey, 1951

    Cinéma du GRHS – Projection du film « M » de Joseph Losey, 1951

    Spécialiste de l’histoire du crime, de la culture populaire et du film noir, Michel Porret présentera le film de Losey et animera un débat après sa projection.

    Le mardi 27 mars 2018, 14h00-16h30

    La présence du professeur Michel Porret (Université de Genève) au GRHS ce printemps est l’occasion de reprendre le Cinéma historique du Département d’histoire de l’UQAM en projetant, après « M » de Fritz Lang (1931), son remake par le réalisateur américain Joseph Losey.

    L’émeute Réveillon (27-28 avril 1789). Séminaire de recherche, séance 6

    Séminaire de recherche, séance 6

    Le mercredi 28 mars 2018, 14h00-16h00

    Résumé : À travers sept séances de travail échelonnées sur toute l’année académique, le séminaire de recherche du GRHS propose d’explorer un dossier thématique sous ses plus larges aspects. Les enjeux historiographiques et épistémologiques du dossier, mais aussi des exercices de paléographie et des réflexions autour de la critique des sources, de la cartographie historique ou de la constitution de bases de données, permettront aux participants d’interroger un chantier de recherche à travers toutes les étapes de son développement.
    Le séminaire 2017-2018 se penchera sur l’émeute Réveillon des 27 et 28 avril 1789. Alors qu’elle est largement considérée par l’historiographie « comme la première grande insurrection populaire de la Révolution » (G. Rudé), le séminaire tentera plutôt d’inverser la question et de se demander de quoi l’émeute fut l’aboutissement. Il s’agira donc de reprendre le déroulement de l’émeute, de repérer ses acteurs, de retracer leur témoignage, de mesurer la répression et comprendre l’impact immédiat de l’événement dans la gestion et l’occupation de l’espace urbain.

    Les vestiges du crime. Enquête judiciaire et expertises médico-légales

    Une conférence de Michel Porret

    Le jeudi 29 mars 2018, 9h00 à 16h00

    Grand spécialiste en histoire de la justice, du droit de punir et de la médecine légale dans l’Europe des Lumières, Michel Porret sera chercheur invité au GRHS du 26 au 30 mars 2018.
    À cette occasion, une collaboration entre le GRHS et le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale (LSJML) du Québec permettra de croiser la recherche en histoire moderne avec les pratiques concrètes et bien réels des experts à qui, aujourd’hui, l’on confie large part de l’enquête criminel. Fondé en 1914 par Wilfrid Derome, le LSJML fut le premier laboratoire de sciences judiciaires d’Amérique du Nord et constitua le modèle du laboratoire créé par le FBI 15 ans plus tard. Le 29 mars 2018, après une conférence offerte par Michel Porret sur l’expertise judiciaire et l’enquête judiciaire au 18e siècle, une visite des installations du laboratoire permettra aux participants d’être témoins de l’expérience concrète de la science judiciaire et d’échanger avec les experts de la médecine légale, de la biologie ADN, de la toxicologie, de la chimie judiciaire, des incendies et explosions, de la balistique et des écritures.

    Pour participer à cette journée de travail, compte…

    La ville et la conquête de la nuit, XVIIIe-XIXe siècles

    Une conférence de Sophie Reculin

    Le mercredi 14 mars 2018, 14h00-16h00

    Dans l’imaginaire collectif, les débuts de l’éclairage public en Europe sont associés à l’invention du gaz et plus encore au triomphe de « la fée électricité » au XIXe siècle, qui auraient été accueillis avec enthousiasme par les populations urbaines. C’est pourtant deux siècles auparavant, aux XVIIe et XVIIIe siècles que les premières lanternes publiques, à chandelle, ont été suspendues dans les grandes villes de province, à l’instigation de Louis XIV. Mais les municipalités et les habitants s’y opposent et manifestent leur refus par des plaintes, des absences au moment de l’allumage ou des conduites plus actives, par l’agression des allumeurs et le bris de lanterne. Néanmoins, ces comportements restent difficiles à interpréter, car si les autorités urbaines formulent clairement les raisons de leur opposition, les témoignages des habitants sont rares. Il s’agira donc de comprendre leurs motivations, en se fondant sur les placets envoyés par les municipalités au pouvoir central, des procès-verbaux de police et un document exceptionnel, les registres de bris de lanternes de la ville de Montpellier. Nous nous proposons ainsi d’inscrire notre étude de la réception d’une innovation technique majeure de l’époque moderne dans une « histoire par le…

    Migrations transfrontalières et complexité territoriale : la peine du bannissement dans le Saint-Empire moderne

    Une conférence de Falk Bretschneider, maître de conférences d’histoire moderne, EHESS

    Le mercredi 11 avril 2018, 14h00-16h00

    Étudier le bannissement dans le Saint-Empire à l’époque moderne revient à s’intéresser à une pratique pénale qui s’appuie sur la complexité spatiale d’un système politique marqué par une souveraineté partagée entre une multitude d’acteurs se situant sur plusieurs échelles d’action. La pluralité des territoires, qui résulte de ce pouvoir à plusieurs étages, induit une omniprésence de frontières qui constituent la première ressource de la peine, aussi bien au niveau de son application par les autorités qu’à celui des appropriations par les condamnés. Il s’agit donc d’analyser ce jeu d’interactions spatialisées en prêtant une attention particulière aux effets récursifs qui résultent des imbrications et des interférences de ces espaces pour l’administration et l’expérience de la sanction. 

    L’émeute Réveillon (27-28 avril 1789). Séminaire de recherche, séance 7 : bilan

    Séminaire de recherche, séance 7 : bilan

    Le mercredi 18 avril 2018, 14h00-16h00

    Résumé : À travers sept séances de travail échelonnées sur toute l’année académique, le séminaire de recherche du GRHS propose d’explorer un dossier thématique sous ses plus larges aspects. Les enjeux historiographiques et épistémologiques du dossier, mais aussi des exercices de paléographie et des réflexions autour de la critique des sources, de la cartographie historique ou de la constitution de bases de données, permettront aux participants d’interroger un chantier de recherche à travers toutes les étapes de son développement.
    Le séminaire 2017-2018 se penchera sur l’émeute Réveillon des 27 et 28 avril 1789. Alors qu’elle est largement considérée par l’historiographie « comme la première grande insurrection populaire de la Révolution » (G. Rudé), le séminaire tentera plutôt d’inverser la question et de se demander de quoi l’émeute fut l’aboutissement. Il s’agira donc de reprendre le déroulement de l’émeute, de repérer ses acteurs, de retracer leur témoignage, de mesurer la répression et comprendre l’impact immédiat de l’événement dans la gestion et l’occupation de l’espace urbain.

    Curiosité entre pitié et cruauté : une préhistoire de Sade

    Une conférence de Michel Delon

    Le mercredi 25 avril 2018, 14h00-16h00

    Si, à la fin du XVIIIe siècle, le peuple court place de Grève, s’il préfère une exécution à une tragédie, du sang réel à une fiction, est-ce simple ennui à distraire? Est-ce cruauté ou empathie paradoxale? Le marquis de Sade pousse à leur limite les arguments échangés par les moralistes, citant Lucrèce et saint Augustin, et il plonge le débat moral au cœur des tableaux romanesques. Cette conférence proposera une pré-lecture de l’œuvre du divin marquis.

    Querelle autour d’un héritage chinois à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

    Une conférence de Frédéric Charbonneau

    Le mercredi 23 mai 2018, 14h00-16h00

    Étienne Fourmont et Nicolas Fréret comptent parmi les premiers savants qui développèrent sur la Chine un savoir indépendant de la perspective religieuse des missions. Tous deux furent appelés par l’abbé Bignon à travailler avec Arcadio Hoang, interprète du Roi récemment arrivé de Chine, à l’élaboration d’outils linguistiques. Longtemps après la mort de ce dernier († 1716), les deux hommes se disputèrent âprement l’héritage intellectuel de cette brève collaboration au sein de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

  • École d’été internationale : Formation de maîtrise et de doctorat Méthodes et outils numériques : la cartographie en histoire

    École d’été internationale : Formation de maîtrise et de doctorat Méthodes et outils numériques : la cartographie en histoire

    École d’été internationale

    25 au 29 juin 2018

    L’École d’été internationale de Montréal 2018 est la troisième école d’été numérique organisée par le GRHS (UQAM) et le PIREH (Université de Paris 1). Elle s’inscrit dans le cadre d’un partenariat qui a pour objectif de favoriser l’échange des pratiques du numérique entre le Québec et la France, leur apprentissage par les étudiants des cycles supérieurs – maîtrise et doctorat –, et la mobilité étudiante. L’esprit de cette école est de promouvoir l’usage des méthodes informatiques de la recherche en sciences humaines et sociales dans la discipline historique. Organisée par des enseignants-chercheurs expérimentés, elle aborde des méthodologies et des thématiques innovantes, appliquées au sein d’une pédagogie adaptée aux spécificités de l’histoire, aux besoins des étudiants et aux impératifs de la recherche.

  • École d’été internationale <br/> Du manuscrit à l’incunable : initiation au texte médiéval et renaissant

    École d’été internationale
    Du manuscrit à l’incunable : initiation au texte médiéval et renaissant

    École d’été internationale

    Du 26 au 31 août 2018

    Cette école d’été est une toute nouvelle initiative née d’un partenariat entre le département d’histoire de l’UQAM, le Groupe de Recherche en Histoire des Sociabilités (GRHS) et l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (IRHT/CNRS Paris). Cette formation intensive s’adresse aux étudiants et aux chercheurs en histoire, en littérature et en philosophie, ainsi qu’à tous ceux et celles désirant s’initier au travail sur les textes manuscrits et les premiers textes imprimés. Les textes y seront abordés tant en fonction de leur matérialité qu’en fonction de leur histoire, de leur transmission et de leur conservation dans les bibliothèques et archives. D’une durée de six jours, cette école propose une formule pédagogique qui allie des conférences théoriques et des ateliers de lecture et de travail sur les documents.

    L’admiration (1650-1750). Signes, usages, pratiques

    Une conférence de Lucie Desjardins

    Le mercredi 22 novembre 2017, 14h00-16h00

    Le statut de l’admiration aux XVIIe et XVIIIe siècles est le plus souvent résumé par la célèbre formule de Descartes selon laquelle « l’admiration est la première de toutes les passions ». L’admiration, écrit-il, est cette « subite surprise de l’âme, qui fait qu’elle se porte à considérer avec attention les objets qui lui semblent rares ou extraordinaires ». Comme toutes les autres passions, l’admiration fait constamment l’objet de recommandations touchant aux nuances de son expression. Pour plaire, il faut respecter certaines bienséances, supprimer l’expression de certaines passions et, au contraire, rechercher celles qui sont bien vues. Or, l’admiration peut être bonne ou mauvaise.
    En pareil cas, la représentation de l’admiration se règle sur un principe de sélection de signes à montrer dans un univers où il importe toujours de n’engager que le meilleur de soi. Les signes et les gestes de l’admiration permettent donc de réfléchir à la question de la norme et de la régulation sociale. Y auraient-t-il des signes de l’admiration qui soient permis, légitimes, prescrits, valorisés, discutables, et d’autres qui soient douteux, proscrits, voire carrément de mauvais goût ? À partir d’un vaste corpus formé de textes appartenant à des traditions…

    Oyez, oyez! L’histoire bruisse et s’écoute!

    Une conférence de Mylène Pardoen

    1er novembre 2017, 14h00-16h00

    Une ville silencieuse n’existe pas. Dans une ville on lime, on fond, on déchire les matières, on s’apostrophe ; les cris des animaux se confondent avec les sons de l’environnement. Or la majeure partie des restitutions 3D touchant au passé et à l’Histoire sont souvent muettes, tout à l’inverse du Projet Bretez dont la spécificité est d’être construit autour du son.
    Cette conférence présentera la démarche et les enjeux scientifiques d’une reconstitution virtuelle de Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle – un Paris, aujourd’hui, complètement disparu. La finalité d’un tel projet est de créer une sorte de matrice afin de pouvoir générer des maquettes 5 D de villes historiques, quels que soient l’époque et le lieu. Une maquette 5 D est une maquette 3 D (longueur, largueur et hauteur) où l’on peut se déplacer à la première personne (4e dimension) et où est intégrée une dimension sensible – ici, le sonore.

    Peut-on relire les émeutes parisiennes de mai 1750 ?
    Les dynamiques de la transformation de la police et les difficultés de la construction de l’ordre public dans le Paris des Lumières.

    Une conférence de Vincent Milliot

    20 septembre 2017, 14h00-16h00

    Les 22 et 23 mai 1750 éclatent à Paris des émeutes de forte intensité qui conduisent à la mise à mort par la foule d’un agent subalterne de la police du Châtelet et viennent battre devant les murs de l’Hôtel du Lieutenant général de police, Berryer. Sur fond de rumeurs d’enlèvements d’enfants, le soulèvement des Parisiens traduit l’exaspération d’une population frappée par les difficultés de la fin de la Guerre de Succession d’Autriche (1748) et les retombées d’une virulente campagne de lutte contre le vagabondage et la mendicité. Mais dans quelle mesure, cette explosion n’est-elle pas aussi le symptôme des transformations en cours dans le « système » de régulations sociales de la capitale depuis la fin du XVIIe siècle, ou de ses dysfonctionnements ? Quelles leçons la police du Châtelet a-t-elle tenté d’en tirer ?

  • Luther et la musique de la Réforme. 500 ans de musique protestante

    Concert à l’Église unie Saint-James

    Le vendredi 27 octobre 2017, 19h30-21h30

    Introduit et ponctué par de brèves interventions d’historiens de la Réforme, ce concert d’orgue, offert dans le somptueux sanctuaire de l’Église unie Saint-James, propose de partir des thèmes de chorals et de psaumes réformés pour retracer l’évolution des compositions qu’ils ont suscité, du XVIe siècle à aujourd’hui.

    Émotions en bataille, XVIe-XVIIIe siècle. Sentiments, sensibilités et communautés d’émotions de la première modernité

    1er colloque international du CIREM 16-18, sous la responsabilité du GRHS

    Du mercredi 24 au vendredi 26 octobre 2018

    Ce colloque international prêtera une attention particulière aux interactions entre les émotions et l’imaginaire, à leurs évolutions et à leurs impacts sur les institutions sociales tels que le couple et la famille, le droit et les peines, la religion et l’anticléricalisme, la guerre et la paix, l’État et le peuple, les sciences et les arts, la ville et son architecture, parmi tant d’autres exemples. Les communications pourront intégrer des perspectives politiques, sociales et culturelles en examinant les comportements émotionnels, les expressions et les représentations des émotions dans une grande variété d’archives, de textes et d’images de l’époque moderne. Il sera possible d’interroger, en les croisant, les pratiques émotionnelles dans l’espace, les expériences émotionnelles dans les textes et les émotions médiatisées dans les arts visuels.

    Icono-cartographie des villes à l’époque moderne. Techniques, langages, usages

    Atelier de cartographie ancienne, préparé par Brigitte Marin, professeure à Aix-Marseille Université

    24 mars 2017, 10h00-18h00

    L’atelier propose un bilan critique, dans le domaine de l’histoire urbaine, des utilisations et du traitement des plans et des vues de villes produits en Europe du XVe au XVIIIe siècle : tendances historiographiques, acquis et questions débattues, questionnements soulevés par ce type de sources. Il retrace l’évolution des techniques de représentation, des milieux des opérateurs (de la conception de la carte à son édition), et des usages sociaux de ces images. Des exemples de lectures et d’interprétations de ces documents cartographiques anciens, comme de réélaborations des données qu’ils contiennent dans des programmes de recherche récents, seront soumis à la discussion.

  • Gestion urbaine, notabilités populaires et compétences citadines. Naples, XVIIIe siècle

    Gestion urbaine, notabilités populaires et compétences citadines. Naples, XVIIIe siècle

    Une conférence de Brigitte Marin, professeure à Aix-Marseille Université

    Le mercredi 22 mars 2017, 14h-16h

    L’étude d’expériences de participation des habitants ‘ordinaires’ à la gestion de la ville (salubrité, ordre public, ordonnancement des espaces) apporte un éclairage nouveau sur des pratiques quotidiennes de ‘citadinité’, d’adhésion à la vie civile, comme sur les cadres institutionnels et sociaux qui les sous-tendent. Elle révèle la construction de modestes notabilités au cœur des communautés de voisinage, de formes d’engagements populaires variées au service de la chose commune. Elle interroge la notion de « citadin » en lien avec d’autres catégories de l’appartenance locale. Le terrain d’enquête privilégié est la ville de Naples, une métropole de près de 400 000 habitants, alimentée par des flux migratoires réguliers, dans une perspective comparative avec d’autres espaces urbains.

    L’identité des femmes du port Bordeaux durant la Révolution française : regard à l’intersection du genre et de la race.

    Une conférence de Pauline Moszkowski (Université de Montréal/Université de Paris I Panthéon-Sorbonne)

    Le mercredi 7 décembre 2016

    Cette conférence proposera de déplacer le regard vers une nouvelle zone géographique – un port colonial – afin de questionner l’engagement politique des femmes dans une perspective nouvelle. Valorisant une analyse scalaire, utilisant plusieurs échelles focales pour interroger un phénomène historique, c’est à travers la présentation de notre projet de recherche doctoral que nous souhaitons questionner l’existence d’une identité particulière des femmes bordelaises durant la période révolutionnaire afin d’étudier la place de l’urbanité, des réseaux et du colonialisme dans la construction des identités de genre et de race. La forte implantation à Bordeaux d’une population noire et créole, fortement intégrée dans les espaces sociaux-politiques, permet de développer une étude approfondie de l’impact de la race sur la politisation des femmes et d’envisager les diverses formes que peut prendre la nouvelle citoyenneté révolutionnaire dans un espace entre territoire national et monde atlantique.

    Les archives de la table de marbre : quelques réflexions sur une source oubliée de l’histoire de la guerre au XVIe et XVIIe siècle

    Une conférence de Benjamin Deruelle, professeur à l’UQAM.

    Le mercredi 16 novembre 2016, 14h00-16h00, A-6290.

    L’histoire de la justice est un domaine dynamique de l’historiographie. Si de nombreux auteurs ont étudié les sources judiciaires pour appréhender la violence d’un groupe social ou d’une société, peu se sont attachés à la justice militaire et à la manière dont étaient gérées les affaires relatives aux hommes de guerre. Les Archives Nationales de France conservent pourtant, dans la série Z, les papiers du tribunal de la connétablie. Peu connus et peu étudiés, ils ouvrent pourtant des perspectives innovantes pour la poursuite d’une histoire sociale, culturelle et politique des crimes et délits militaires des XVIe et XVIIe siècles.

  • Communauté et citoyenneté du Moyen Âge à nos jours

    Communauté et citoyenneté du Moyen Âge à nos jours

    Colloque international organisé par la professeure Claire Dolan (Université Laval), en collaboration avec le GRHS.

    Le jeudi 27 et vendredi 28 octobre 2016

    La citoyenneté est un thème à la mode et nombreux sont les congrès, colloques, centres ou chaires de recherche, en sciences politiques, en droit, en philosophie et en histoire, à avoir usé du mot pour parler de la vie politique en lien avec la démocratie. Sans nier l’importance de ces apports, nous entendons toutefois nous en démarquer. Dans cette rencontre, la citoyenneté ne sera pas abordée pour elle-même, mais dans sa relation avec la communauté, là où justement elle devient le plus opératoire et où sa dimension historique lui donne tout son sens.

  • L’instrumentation d’un corpus textuel en histoire de l’art : le cas des Guides de Paris

    L’instrumentation d’un corpus textuel en histoire de l’art : le cas des Guides de Paris

    Une conférence de Emmanuel Château-Dutier, professeur à l’Université de Montréal

    Le 28 septembre 2016

    En tant que discipline historique, l’Histoire de l’art met en œuvre des méthodes spécifiques d’exploration et d’interrogation du passé. Les « guides de Paris » font partie des sources incontournables pour l’histoire de l’art des XVII-XVIIIe siècles. Conduit dans le cadre du Labex les Passés dans le Présent, en partenariat avec la Bnf et le laboratoire Modyco, le projet des Guides de Paris consiste à numériser un corpus textuel, à l’éditer en XML-TEI, et à mettre en œuvre une annotation sémantique afin de l’exposer dans le Linked Open Data. Le travail implique la constitution d’un corpus historique rassemblé en fonction d’un certain nombre de questions de recherche.

    Les dictionnaires historiques à la période moderne, 1550-1750 : adaptations, traductions et translations

    Une conférence de Lyse Roy, professeure à l’UQAM

    Le mercredi 5 avril 2017, 14h00-16h00

    Coincés entre les dictionnaires de langue, unilingues ou multilingues, et les encyclopédies, notamment la fameuse Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1751), qui eux connaissent la faveur des lexicographes et des historiens des idées, les dictionnaires historiques ont fait l’objet de très peu d’études et sont considérés comme appartenant à un genre secondaire. Pourtant, l’édition de ces ouvrages connaît un essor remarquable à partir du XVIe siècle, fulgurant après 1740. À partir de l’approche proposée par la bibliographie matérielle et la sociologie des textes qui analyse les relations complexes entre la forme et le sens des texte, cette conférence a pour objectif de montrer que les adaptations, translations, traductions des dictionnaires historiques à la période moderne n’affectent pas que leur contenu mais également leur forme, laquelle est déterminante dans leur réception, compréhension et interprétation

    Géographie et topographie du livre en Europe, vers 1450-vers 1820

    Une conférence de Frédéric Barbier, directeur d’études à l’École pratique des hautes études (Histoire et civilisation du livre).

    Le mercredi 29 mars 2017, 14h00-16h00, N-8550.

    La conférence proposera quelques clés de lecture permettant d’analyser l’évolution de la géographie de l’imprimé en Europe à l’époque de la « librairie d’Ancien Régime », c’est-à-dire entre l’apparition de la typographie en caractères mobiles et l’émergence de la librairie de masse et de l’industrialisation. Ces perspectives macro-géographiques s’articulent avec l’analyse de micro-histoire, à travers la présentation de quelques éléments relatifs à la topographie des activités liées à l’imprimé dans un certain nombre de villes.

  • École d’été internationale du PIREH et du GRHS : les bases de données en histoire

    École d’été internationale du PIREH et du GRHS : les bases de données en histoire

    Du 22 au 26 mai 2017

    L’École d’été internationale de Paris 2017 est la seconde école d’été numérique organisée par l’UQAM et l’Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne. Elle s’inscrit dans le cadre d’un partenariat émergent qui a pour objectif de favoriser l’échange des pratiques du numérique entre le Québec et la France, leur apprentissage par les étudiants du cycle supérieur – maîtrise et doctorat – , et la mobilité étudiante. L’esprit de cette école est de promouvoir l’usage des méthodes informatiques de la recherche en sciences humaines et sociales dans la discipline historique. Organisée par des enseignants-chercheurs expérimentés, elle aborde des méthodologies et des thématiques innovantes, appliquées au sein d’une pédagogie adaptée aux spécificités de l’histoire, aux besoins des étudiants et aux impératifs de la recherche.

    Seconde édition d’une école qui veut s’inscrire dans la durée, elle sera la première organisée en France, après celle de Montréal, tenue à l’UQAM en mai 2016. Le thème choisi cette année, « Les bases de données en histoire », se situe dans le prolongement du précédent, axé sur les méthodes d’analyse textuelles assistées par ordinateur. L’objectif est de permettre aux étudiants de maîtrise et de doctorat, ainsi qu’aux collègues de l’UQAM et de l’Université…

  • École d’été internationale du PIREH et du GRHS : formation à la lexicométrie

    École d’été internationale du PIREH et du GRHS : formation à la lexicométrie

    Du 2 au 6 mai 2016

    Organisée en collaboration avec le PIREH (Pôle Informatique de Recherche et d’Enseignement en Histoire) et l’IRHIS (Institut de recherche historique du Septentrion), cette première École d’été du GRHS entend former les participants non pas à l’informatique, mais à l’utilisation scientifique des méthodes de recherche que l’informatique met à la disposition des chercheurs. Si ces méthodes intéressent non seulement les historiens, mais aussi toutes les disciplines des SHS (philosophie, sociologie, psychologie, littérature), elles restent le plus souvent ignorées, voire parfois évitées au prétexte des savoir-faire « techniques » qu’elles imposent de maîtriser. Cet état de fait est d’autant plus paradoxal que les logiciels sont de plus en plus nombreux et de plus en plus simples d’utilisation. Le risque devient alors celui d’un usage en dehors de toute formation méthodologique et épistémologique.

    Les portraits écrits de Robespierre

    Une conférence de Marc Angelot

    Le vendredi 15 avril 2016

    « Sa taille étoit de 5 pieds 2 ou 3 pouces ; son corps jeté d’à-plomb; sa démarche ferme, vive et même un peu brusque; il crispoit souvent ses mains, comme par une espèce de contraction de nerfs ; le même mouvement se faisoit sentir dans ses épaules et dans son col qu’il agitoit convulsivement à droite et à gauche ; ses habits étoient d’une propreté élégante, et sa chevelure toujours soignée ; sa physionomie, un peu renfrognée, n’avoit rien de remarquable ; son teint étoit livide et bilieux, ses yeux mornes et éteints ; un clignement fréquent sembloit la suite de l’agitation convulsive dont je viens de parler; il portoit toujours des conserves. Il savoit adoucir avec art sa voix naturellement aiguë et criarde et donner de la grâce à son accent artésien ; mais il n’avoit jamais regardé en face un honnête homme ». 

Le portrait du Tyran, fait par Suard en 1794.

    Des émotions aux sensibilités : débats autour de l’histoire des affects

    Séminaire animé par Piroska Nagy et Pascal Bastien

    Mercredi 24 février 2016

    Ce débat cherchera à tracer l’identité et les enjeux du champ historiographique de la vie affective dans la recherche internationale. Entre les divisions trop facilement établies (histoire médiévale des émotions, histoire moderne des mentalités, histoire contemporaine des sensibilités), il s’agira d’aborder, de confronter et de croiser les enjeux des différents cadres historiographiques, le cadre des méthodologies sollicitées et les impasses que chacun cherche à dépasser.

    Pascal Bastien sera résident de l’Institut d’études avancées (IEA) de Paris pendant l’année 2016-2017

    Dans le cadre de son projet sur « La circulation de l’information à Paris au 18e siècle ».

  • Inventer la Cité républicaine : identités locales, résistances, insurrections, 1770-1848.

    Inventer la Cité républicaine : identités locales, résistances, insurrections, 1770-1848.

    Mercredi 27 et jeudi 28 avril 2016, à partir de 9h00.

    Atelier

    Qu’est-ce que la cité républicaine et comment comprendre ces deux termes, à la fois abstraitement et concrètement ? Abstraite, la cité républicaine est un concept qui renvoie à toute la littérature de l’utopie républicaine, du XVIe au XVIIIe siècle. La cité républicaine est « un rêve s’il en fût jamais » (Louis-Sébastien Mercier, 1770). Concrète, elle est un projet de fondation porté par des enjeux, très réels, de liberté, d’égalité, à terme de fraternité. L’immense contradiction constitutive de la République démocratique, comme ne manquent pas de s’en apercevoir tous les pères fondateurs, repose sur cette immense difficulté à construire des modèles d’économie politique libérale, facteur d’inégalités destructrices du tissu social, et en même temps d’élaborer une protection sociale pour les plus nombreux, pour que les richesses d’une minorité ne servent pas une nouvelle aristocratie en république, pire que la noblesse dans la monarchie abolie.
    Cet atelier réfléchira 1) aux conditions de formation et d’adaptation des identités locales ; et 2) à l’opérabilité et à la pertinence des notions de résistance et d’insurrection.

    Un café avec Robert Darnton

    Séminaire avec Robert Danton

    Mardi 8 mars 2016, 14h00

    Dans le cadre d’un « huis clos », dix jeunes chercheurs pourront discuter, dans un cadre convivial et informel, avec le professeur Robert Darnton, l’un des plus grands historiens de sa génération. Il ne s’agira pas d’une conférence ou d’un séminaire à proprement parler. Cette activité voudrait plutôt constituer une opportunité offerte à des mémorants et des doctorants en histoire moderne de connaître le parcours de l’historien et de l’interroger sur ses souvenirs, ses choix et ses perspectives actuelles. À travers cet exercice d’égo-histoire, c’est aussi le parcours intellectuel des jeunes chercheurs que Robert Darnton voudrait interroger et conseiller.

    Pour une histoire politique des animaux

    Conférence de Pierre Serna

    Vendredi 5 février 2016, 14h00

    Omniprésent, l’animal exprime des choix de société, des hiérarchies, des mutations, des rapports de force différents et des sensibilités changeantes. À partir du débat scientifique et vétérinaire, du débat philosophique, des archives de police et de la réflexion sur la place de l’animal dans l’économie, cette conférence réfléchira aux rapports hommes-animaux, surtout dans le cadre urbain, à la fin de l’Ancien Régime et durant la Révolution et au-delà. La place de l’animal dans la ville au XVIIIe siècle mérite une histoire politique qu’il reste encore à écrire.

  • « Quelles armes, citoyens ? » Révolutions, démocraties et modèles républicains, 1650-1950

    « Quelles armes, citoyens ? » Révolutions, démocraties et modèles républicains, 1650-1950

    Table ronde

    Mercredi 3 février 2016, 14h00

    Préparée aux lendemains des attentats de Beyrouth et Paris des 12 et 13 novembre 2015, cette table ronde voudrait interroger, confronter et penser les menaces sur le « pacte républicain ».  Comment le défendre? Qu’est ce qui est attaqué? Comment résister sans tomber dans le sécuritaire?  Quel rôle social pour l’historien?

    Dans le programme « Cité républicaine » auquel collabore le GRHS, « Réfléchir sur la cité républicaine revient aujourd’hui à interroger les liens qui tissent une société de libertés fondée sur le respect de l’Autre, fondée sur la possibilité pour chacun de s’exprimer, fondée sur la parité femme/ homme, fondée sur la reconnaissance de la liberté des corps, des esprits, de l’intelligence, de l’art et de la culture ». C’est dans ce cadre que cette réflexion collective doit être menée.

  • Sociabilité new-yorkaise et radicalisme au tournant de 1840

    Sociabilité new-yorkaise et radicalisme au tournant de 1840

    Une conférence de Julien Mauduit

    Le mercredi 27 janvier 2016

    Le quartier entourant la Trinity Church et le City Hall de New York peut résumer à lui seul la dynamique politique de la République américaine au tournant de 1840. Wall Street, une rue qui s’impose alors comme le cœur de l’activité financière du continent, traverse ce quartier.

  • La toilette et les arts visuels – réinventer l’espace, réinventer le nu

    La toilette et les arts visuels – réinventer l’espace, réinventer le nu

    Le vendredi 2 octobre 2015

    Une conférence de Georges Vigarello

    À la croisée de l’enveloppe individuelle et de l’expérience sociale, le corps constitue désormais un objet d’histoire à part entière, réfléchi à travers ses représentations et ses investissements les plus divers.

    Cette conférence présentera le moment intime de la toilette comme espace privilégié de conquête et de représentation du corps. À travers les arts visuels, au carrefour de la représentation idéalisée et du témoignage, le corps sera investi et interrogé à travers des modèles et des imaginaires culturels en constantes redéfinitions.

  • Nuit et noctambules

    Nuit et noctambules

    Le mercredi 25 février 2015, 15h30-17h30

    Atelier autour de

    Simone Delattre, Les douze heures noires. La nuit à Paris au XIXe siècle, Albin Michel, 2000.

    Marco Cicchini, “Gouverner la nuit au siècle des Lumières. Entre tyrannie des heures noires et plaisirs noctambules”, Annales de la Société Suisse pour l’étude du dix-huitième siècle, 2011.

    Rétif de la Bretonne, Les nuits de Paris, 1788 (extraits choisis).

    Événements

    La conversion au philhellénisme : lecture, tourisme, sociabilités et outillage mental du sacrifice pour la Grèce au tournant du XIXe siècle.

    Une conférence de Tassos Anastassiadis
    En collaboration avec le Département d’histoire de l’UQAM

    Le mercredi 14 janvier 2015, 14h00-16h00

    Cette conférence entend présenter les premiers résultats d’une recherche en cours consacrée à une nouvelle compréhension des conditions à travers lesquels l’affinité et l’adhésion à un idéal esthétique se sont progressivement transformées, chez certains individus, en une véritable pratique politique. L’historiographie traditionnelle sur les philhellènes qui se sont joints à la Révolution grecque (1821-1827) a pris pour acquis la transition d’une formation à la culture lettrée de la Grèce antique pendant les Lumières, vers l’engagement affectif et le combat effectif pour l’indépendance de la Grèce moderne.

    Événements

    Franc-maçonnerie et sociabilité dans l’espace européen des Lumières

    lundi 26 janvier 2015, 15h30-17h30

    Atelier autour de

    Pierre-Yves Beaurepaire, L’espace des francs-maçons, une sociabilité européenne au XVIIIe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2003.

    Événements

    Parole, pouvoir, puissance et politique au Moyen Âge

    Une table-ronde autour des travaux de Michel Hébert et de Robert Jacob
    En collaboration avec le Groupe de recherche sur les pouvoirs et les sociétés de l’Occident médiéval et moderne (GREPSOMM)

    Le mercredi 4 février 2015

    Cette table-ronde propose une lecture croisée et un débat autour des livres de Michel Hébert, Parlementer. Assemblées représentatives et échange politique en Europe occidentale à la fin du Moyen Âge (Boccard, 2014) et de Robert Jacob, La grâce des juges.

    Événements

    « Les voyageurs du doute ». Notes sur l’anthropologie et la géographie des libertins aux XVIIe et XVIIIe siècles

    Le mercredi 8 avril 2015, Montréal, Canada

    Une conférence de Stéphane Van Damme

    Longtemps, la question de la géographie et de l’anthropologie des « libertins » n’a guère intéressée la recherche sur le libertinage érudit. Pourtant, elle permet de produire une triple levée d’écrou historiographique.

    Événements

  • Sociabilités intellectuelles en Révolution.

    Sociabilités intellectuelles en Révolution.

    Mercredi 15 avril 2015, 15h30-17h30

    Atelier autour des travaux de Jean-Luc Chappey (Paris-I Panthéon-Sorbonne, IHRF), en présence de l’auteur.

    Événements

  • Tavernes et guinguettes dans la France des Lumières.

    Tavernes et guinguettes dans la France des Lumières.

    Atelier autour de
    Thomas Brennan, “Beyond the Barriers: Popular Culture and Parisian Guinguettes”, Eighteenth-Century Studies, 18-2, 1984-1985, p. 153-169.

    Robert Beck, Histoire du dimanche de 1700 à nos jours, Paris, Éditions Ouvrières, 1997.

    Mathieu Lecoutre, Ivresse et ivrognerie dans la France modern, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2011.

    le vendredi 12 décembre 2014, 15h30-17h30

    Événements

    Errances, égarements, erreurs, hérésies au XVIIe siècle.

    Du 4 au 6 juin 2015, Québec, Canada

    Errances, égarements, erreurs, hérésies au XVIIe siècle.

    Le congrès se propose donc d’examiner les diverses pratiques et représentations de l’errance dans leurs dimensions géographique bien sûr, mais aussi philosophiques, idéologiques, théologique, mystique, politique, sociale et scripturale, de manière à mieux cerner leurs investissements symbolique et littéraire dans les textes du XVIIe siècle.

    Événements

    Circulations, échanges et occupations de l’espace à Paris au 18e siècle : histoire sociale et tournant spatial

    Le 31 juillet 2015, Rotterdam, Pays-Bas.

    Colloque du GRHS organisé dans le cadre du 14e Congrès de la Société internationale d’études du dix-huitième siècle (SIEDS).

    De la fabrique de la ville aux représentations de l’espace : pour une relecture des embellissements urbains à l’époque moderne

    Le mercredi 30 septembre 2015

    Une conférence de Julien Puget

    Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués en Europe par une vague sans précédent de transformations des villes. Les centres médiévaux sont remaniés, des quartiers périphériques sont construits. Pendant longtemps, le rôle des simples habitants dans ces processus d’embellissement fut considérablement minoré au profit de l’action étatique d’un pouvoir monarchique absolu. Une relecture des mécanismes de fabrique urbaine à tous les échelons de la matérialité des villes — la parcelle, l’immeuble et le quartier — révèle pourtant l’action primordiale des particuliers sur le marché immobilier et de la construction, ou encore dans les processus administratifs de production et de gestion des territoires urbanisés.

    Événements

    Sauver l’honneur du roi et de la police ? Gestion de la catastrophe et opinion publique (Paris, 30 mai 1770)

    Le mercredi 21 octobre 2015

    Une conférence de Vincent Milliot

    Le 30 mai 1770, à l’occasion des réjouissances organisées en l’honneur du mariage du Dauphin, futur Louis XVI, et de Marie-Antoinette d’Autriche, survient rue Royale, à proximité de l’actuelle place de la Concorde (ancienne place Louis XV), une bousculade qui dure plusieurs heures et provoque de très nombreuses victimes (132 morts, plusieurs centaines de blessés). Il s’agit de la plus grave catastrophe publique survenue en temps de paix sous l’Ancien Régime. Le traumatisme est intense et le scandale immense ; les chiffres les plus fous circulent au sujet du nombre de victimes dans les correspondances, chez les mémorialistes, dans la presse périodique. L’onde de choc est européenne, à la mesure de la réputation d’excellence acquise par la police parisienne depuis le règne de Louis XIV. Elle ébranle également les institutions parisiennes. Elle nourrit enfin un double système d’interprétation : l’un concernant la sphère de l’opinion publique ; l’autre, celle de l’administration de la police et de ses responsabilités.

    Événements

    « Travailler à la police » à Paris au XVIIIe siècle : réflexions sur l’espionnage et les formes de collaboration police/population

    Le mercredi 28 octobre 2015

    Une conférence de Vincent Milliot

    Parmi les plus importants reproches formulés en 1789 à l’encontre de la police parisienne et des services de la lieutenance générale, figure l’espionnage généralisé, marque d’un insupportable despotisme. Cette face obscure de la « sûreté publique »  constitue l’un des fondements d’un vaste appareil de connaissances que l’administration s’efforce de construire en multipliant registres, inventaires, écrits divers précieusement archivés. Cet appareil entend faciliter le contrôle préventif, plus que la répression systématique.

    Événements

    La révolution du sourire dans le Paris du XVIIIe siècle. Séminaire autour du livre de Colin Jones, The Smile Revolution in Eighteenth Century Paris, Oxford University Press, 2014.

    Le mercredi 11 novembre 2015, 14h00-16h00

    En présence de l’auteur

    Colin Jones sollicite la littérature, l’histoire de l’art, l’histoire de la médecine et l’histoire sociale et politique pour proposer une histoire du sourire qui traverse le Paris des Lumières, de la Révolution et de la Terreur, laquelle le remit profondément en cause.

    Événements

    La sociabilité politique d’une République urbaine au temps des Lumières : Genève au XVIIIe siècle

    Le mercredi 2 décembre 2015

    Une conférence de Marco Cicchini

    Il s’agira de réfléchir aux formes et aux conditions pratiques de la participation à la vie politique à Genève, lesquelles sont très réglementées et en principe limitées. Hors des institutions gouvernementales, l’homo politicus n’est censé émerger que deux jours par an, au moment des élections. Pas de brigues, pas de partis, pas d’espaces de débat politique institutionnalisés. Ce cadre rigide ne tient pas. Cercles et sociabilités militaires sont des lieux de débats publics sur les affaires de l’Etat. Chansons, écrits manuscrits, puis (dès 1750) libelles et pamphlets imprimés inondent l’espace public républicain. Il s’agit en somme ici de réfléchir à la perméabilité et à la singularité des formes de sociabilité en fonction de leur rapport au politique.

    Événements

    Microstoria et sociabilités urbaines.

    Réflexions et débats autour de l’oeuvre du professeur Haïm Burstin
    (Università degli Studi di Milano-Bicocca).

    Le mardi 14 octobre 2014

    La discussion sera notamment orientée vers le dernier livre d’H. Burstin, Révolutionnaires. Pour une anthropologie politique de la Révolution française, Paris, Vendémiaire, 2013.

    Cet atelier se tiendra en présence d’Haïm Burstin.

    Événements

  • Les sociabilités de l’écrit XVIe-XVIIIe siècle

    Les sociabilités de l’écrit XVIe-XVIIIe siècle

    Ce séminaire permettra de présenter une histoire du concept de sociabilité et proposera différents enjeux épistémologiques et pistes méthodologiques pour le rendre opératoire. « L’ami lecteur », notamment exploré dans les deux textes suivants, permettra de poser concrètement le problème.

    Événements

    Écrire de compagnie: Formes de collaboration dans les oeuvres artistiques et le savoir scientifique (1700-1914)

    L’exposition se tiendra du 10 avril au 10 juillet 2014 dans le vestibule du 4e étage de la Bibliothèque McLennan (Université McGill).

    Grâce à la sélection de trente-cinq ouvrages de formats variés, le parcours de l’exposition montre à quel point la collaboration a joué un rôle fondamental dans la production d’oeuvres artistiques et du savoir scientifique au 18e, au 19e et au début du 20e siècle.

    Événements

    Pratiques d’écriture et trajectoires sociales

    Le 29 janvier 2014

    Conférence de Nicolas Schapira

    Les débats récurrents et constamment renouvelés sur l’écriture de l’histoire ont finalement imposé, chez les historiens, la conscience de la nécessaire réflexivité de leur pratique. L’historien doit désormais rendre compte de ses choix littéraires et rhétoriques, comme il le faisait de ses choix documentaires et historiographiques.

    Événements

  • Discussions autour des sociabilités de Maurice Agulhon

    Discussions autour des sociabilités de Maurice Agulhon

    21 février 2014, 14h00-16h00

    « Discussions autour des sociabilités de Maurice Agulhon ». Atelier autour des textes suivants :
    Maurice Agulhon, « La sociabilité est-elle objet d’histoire? », in Étienne FRANÇOIS, éd., Sociabilité et société bourgeoise en France, en Allemagne et en Suisse (1750-1850), Paris, Éd. Recherche sur les Civilisations, 1986, pp. 13-22.
    Antoine Gailliot et al., (Re)Faire l’histoire de la sociabilité urbaine. Pratiques, espaces et discours, Publications de la Sorbonne, Hypothèses, 2008/1, p. 239-250 et 295-303.
    Jean-Louis Guerena, « ‘Un essai empirique qui devient un projet raisonné’. Maurice Agulhon et l’histoire de la sociabilité », Studia Historica. Historia contemporanea, 26, 2008, p. 157-175.

    Ateliers

    Lieux et sociabilités

    28 mars 2014, 14h30-16h30

    « Lieux et sociabilités » Atelier autour de la place de Grève au 18e siècle, en présence de Julie Allard.

    Ateliers

    The French Revolution. A Redistributive Crisis

    Le 23 avril 2014, 16 à 18h.

    Conférences de Charles Walton (Warwick) et Hervé Drévillon (Paris-I).

    Événements

  • Cercles, salons et autres sociabilités mondaines

    Cercles, salons et autres sociabilités mondaines

    24 avril 2014, 14h00-16h00

    Cercles, salons et autres sociabilités mondaines. Débat autour du Monde des salons d’Antoine Lilti, en présence de l’auteur.

    Ateliers

  • Eighteenth-century Hospitalities

    Eighteenth-century Hospitalities

    May 14th to 16th, 2014

    The Center for Eighteenth-Century Studies at Indiana University announces the thirteenth annual Bloomington Eighteenth-Century Workshop.

    An enduring controversy in eighteenth-century studies—how to interpret the death of Captain Cook—turns on questions of stranger and self, hostility and hospitality. Canonical eighteenth-century European texts defined hospitality as something individuals, states, and institutions extended to strangers. (“Hospitality,” wrote Kant, “means the right of a stranger not to be treated as an enemy when he arrives in the land of another.”) Other cultures understood the workings of hospitality, hostility, and the stranger in different fashions, however. Natives of North America, for instance, organized their worlds in terms of kinship, fictive and otherwise, which structured lines of peace and conflict. If for Kant, hospitality was a technique for managing hostility (for preventing strangers from becoming enemies), this was not always the case. When incommensurable hospitalities clashed, hostility could easily arise.

    Call for Papers

  • Le concept de sociabilité : définitions, plasticité et limites

    Le concept de sociabilité : définitions, plasticité et limites

    Le 10 janvier 2014, 14h00-16h00

    « Le concept de sociabilité : définitions, plasticité et limites ». Atelier autour des textes suivants, tirés de la revue Hypothèses 1997 :
    Stéphane Van Damme, « La sociabilité intellectuelle. Les usages historiographiques d’une notion ».
    Nicolas Schapira, « Sociabilité, amitié et espace littéraire »
    Jean-Luc Chappey, « Les sciences de l’homme du Consulat à l’épreuve de la sociabilité » et « Conclusion ».

    Ateliers

    Congrès de la société canadienne d’études du XVIIIe siècle (SCEDHS)

    Du 15 au 18 octobre 2014, Montréal, Canada

    Sociabilités en révolutions au XVIIIe siècle

    Le congrès se propose d’examiner l’évolution de la notion de sociabilité dans un long dix-huitième siècle et à travers le prisme des nombreuses révolutions – politiques, commerciale, industrielle, scientifique, littéraire et artistique – qui contribuent à en redéfinir les formes et en réorienter les pratiques.

    Événements

    French connections: British expatriates in late eighteenth-century France

    Le jeudi 23 octobre

    Franco–British relations during the eighteenth century are often reductively characterised as a simple matter of antagonism: but this paper argues that Paris, in particular, as a nexus for European elites, sociability, and commerce, constituted a key sorting-house for the maintenance and enactment of varied British links with the wider Continent, and expatriates formed essential intermediaries in these processes.

    Événements

  • Un héritage intellectuel. Journée d’études autour de la collection des livres rares à l’Université McGill

    Un héritage intellectuel. Journée d’études autour de la collection des livres rares à l’Université McGill

    Le 12 décembre 2013

    Chercheur : Frédéric Charbonneau
    CHAIRE DE RECHERCHE WILLIAM DAWSON EN LITTÉRATURE DU XVIIIe SIÈCLE
    AUTOMNE 2013 – HIVER 2014

    Événements

  • Atelier autour du livre de David Garrioch, La Fabrique du Paris révolutionnaire, 2013 (1ère édition américaine, 2002)

    Atelier autour du livre de David Garrioch, La Fabrique du Paris révolutionnaire, 2013 (1ère édition américaine, 2002)

    Le vendredi 29 novembre 2013

    Ateliers / Histoires des Sociabilités Modernes (17e-19e siècles).

    Identifier les conditions de possibilité de la Révolution parisienne, voilà ce que David Garrioch se propose de réaliser dans La Fabrique du Paris révolutionnaire. Il s’agit là d’une transformation, du passage d’un ordre vers un autre au terme duquel la société parisienne perd ses repères coutumiers. Le quartier cède la place à la ville, l’autorégulation d’Ancien Régime s’étiole pour être remplacée par une intrusion policière mal reçue et d’anciennes solidarités se dégradent faisant place à de nouvelles fragmentations sociales. Dans cette fabrique du Paris révolutionnaire, différentes formes de sociabilités s’éteignent, se développent et se créent, non sans heurt. À travers elles, l’Ancien Régime et la Révolution s’éclairent l’un l’autre et donnent sens à un Paris qui a encore beaucoup à nous dire.

    Ateliers

  • Ateliers sur les sociabilités modernes

    Ateliers sur les sociabilités modernes

    Le 25 octobre 2013

    Ateliers / Histoires des Sociabilités Modernes (17e-19e siècles).

    Les étudiants affiliés au Groupe de Recherche en Histoire des Sociabilités (GRHS) organisent présentement une série d’ateliers au cours desquels nous pourrons échanger autour d’ouvrages, de débats historiographiques et littéraires et, qui sait, d’un de vos articles ou chapitres de thèse.

    Ateliers

    Les bas-fonds. Histoire d’un imaginaire :
    séminaire autour du dernier livre de Dominique Kalifa

    Enregistré le lundi 21 octobre 2013 à l’UQAM

    Séminaire autour du dernier livre de Dominique Kalifa, en présence de l’auteur.

    « Pour l’essentiel, les bas-fonds relèvent d’une « représentation », d’une construction culturelle, née à la croisée de la littérature, de la philanthropie, du désir de réforme et de moralisation porté par les élites, mais aussi d’une soif d’évasion et d’exotisme social, avide d’exploiter le potentiel d’émotions « sensationnelles » dont, aujourd’hui comme hier, ces milieux sont porteurs ». Les bas-fonds, Seuil, 2013, p. 17.

    Enregistrements

  • Sociabilité, sociability, Geselligkeit. Réflexions sur une notion plurielle : séminaire autour de la contribution de Brian Cowan

    Sociabilité, sociability, Geselligkeit. Réflexions sur une notion plurielle : séminaire autour de la contribution de Brian Cowan

    Le jeudi 21 novembre, 18h00-20h00

    Séminaire autour des travaux de Brian Cowan, en présence de l’auteur. Deux articles seront au fondement des débats : Brian Cowan, « Public Spaces, Knowledge, and Sociability », in The Oxford Handbook of the History of Consumption, Oxford University Press, 2012 ; et Brian Cowan, « English Coffeehouses and French Salons. Rethinking Habermas, Gender and Sociability in Early Modern French and British Historiography », in Making Space Public in Early Modern Europe. Performance, Geography, Privacy, sous la dir. d’Angela Vanhaelen et Joseph P. Ward, Routledge, 2013.

    Événements

  • Quatorzième Congrès International d’Études du Dix-huitième Siècle

    Quatorzième Congrès International d’Études du Dix-huitième Siècle

    Du 26 au 31 Juillet 2015, Rotterdam, Pays-Bas

    Quatorzième Congrès International d’Études du Dix-huitième Siècle
    Société Internationale d’Études du Dix-huitième Siècle (SIEDS)

    Le Congrès traite le développement de la pensée économique et pratique dans le sens le plus large du terme au cours du XVIIIe siècle. Les itinéraires d’affaires commerciales, la variété croissante des biens échangés, les transactions spéculatives sur les actions, sont des aspects du thème, qui couvrira également des sujets tels que le travail et la consommation, le luxe et la richesse, l’économie du savoir, des métaphores économiques et la montée de l’économie politique.

    Appel à contribution

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