Pour comprendre et expliquer l’évolution des formes et des pratiques de sociabilité, c’est bien souvent en mettant l’accent sur le temps et la chronologie que l’historien tente d’en saisir les inflexions. Pourtant, le changement social a aussi une dimension spatiale et, parfois, ce qui explique le mieux le changement dans le temps est à rechercher dans la transformation des relations spatiales des acteurs. Dans la foulée des travaux d’Henri Lefebvre, l’espace est envisagé ici non pas comme un « contenant », mais plutôt comme un produit et un agent du changement historique. Ce pôle rassemble ainsi des travaux et des réflexions qui interrogent à la fois :

1.

les pratiques spatiales liées à la sociabilité (le mouvement des individus et des groupes dans l’espace physique),

2.

les représentations des lieux et des espaces de sociabilité (les concepts des architectes, des urbanistes mais aussi, plus largement, les normes et les régulations des autorités qui forment et dirigent les pratiques spatiales),

3.

l’espace vécu de la sociabilité, à travers un ensemble d’associations symboliques.

2. Représentations des lieux et des espaces de sociabilités :

3. Espace vécu :

Publications des membres:

Tassos Anastassiadis, “A Sisyphean task or a Procrustean Bed? Matching State and Church Borders and Promised Lands in Greece” p. 65-92 in: Nikiforos Diamandouros, Thalia Dragonas and Çaglar Keyder (eds.) Spatial Conceptions of the Nation: Modernizing geographies in Greece and Turkey. London: I.B. Tauris, 2009. (Greek translation in 2011)

Brian Cowan, “Publicity and Privacy in the History of the British Coffeehouse,” History Compass, 5:4 (July 2007), 1180-1213.

Laurent Turcot, Le promeneur à Paris au XVIIIe siècle. Paris, Gallimard, 2007. (Coll. Le Promeneur)

Événements :

EMSI Annual Conference The New World of Projects, 1550-1750, 2012. Organisateurs Vera Keller et Ted McCormick.

Projets de recherche en cours

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