Sapientia

Les projets
en cours
des membres
du GRHS

Ce projet est dirigé par
Benjamin Deruelle (UQAM),
co-chercheurs Richard Pollard (UQAM)
et Yves Gingras (UQAM)
avec pour collaborateurs
Pascal Bastien (UQAM),
Peggy Davis (UQAM)
et Lyse Roy (UQAM).

 

Financé par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), Sapientia est un projet numérique qui vise à retracer l’élaboration, la circulation, la transformation et la mise en œuvre des savoirs en Europe au fil des siècles.

Ce projet vise à la construction d’une infrastructure de recherche permettant de reconstruire la circulation des savoirs par l’étude de la manière dont les textes furent produits, diffusés, appropriés et traduits. Sapientia se compose en particulier d’une base de données rassemblant des textes et des données décrivant les textes étudiés. Si de nombreux documents seront ici numérisés pour la première fois, tous y seront encodés et enrichis spécialement grâce à une plateforme d’édition et de recherche novatrice. Cette base de données permettra aux chercheurs à travers le monde d’observer comment des milliers de textes furent copiés ou recopiés dans des manuscrits ou imprimés ou réimprimés dans des livres, d’identifier les lieux et les époques de leur diffusion, et de comprendre comment ils furent reçus, appropriés et travaillés dans le monde européen et au-delà. 

Ce projet vise à la construction d’une infrastructure de recherche permettant de reconstruire la circulation des savoirs par l’étude de la manière dont les textes furent produits, diffusés, appropriés et traduits. Sapientia se compose en particulier d’une base de données rassemblant des textes et des données décrivant les textes étudiés. Si de nombreux documents seront ici numérisés pour la première fois, tous y seront encodés et enrichis spécialement grâce à une plateforme d’édition et de recherche novatrice. Cette base de données permettra aux chercheurs à travers le monde d’observer comment des milliers de textes furent copiés ou recopiés dans des manuscrits ou imprimés ou réimprimés dans des livres, d’identifier les lieux et les époques de leur diffusion, et de comprendre comment ils furent reçus, appropriés et travaillés dans le monde européen et au-delà.

L’un des trois corpus étudiés se compose des traités militaires rédigés ou publiés en Europe occidentale (Italie, France, Espagne, Angleterre, Pays-Bas, Saint-Empire) du milieu du 15e siècle à la fin du 18e siècle. Ces documents comportent du texte, et souvent des images qui l’éclairent, matérialisent la pensée des auteurs et informent les lecteurs sur les gestes à apprendre et à réaliser. Certains sont déjà numérisés et disponibles sur des plateformes privées ou publiques, dans les collections numériques des bibliothèques et des centres d’archives comme Gallica ou la British Library. D’autres, manuscrits ou livres rares, seront numérisés. Leur intégration à l’infrastructure donnera non seulement l’occasion aux chercheurs du monde entier d’accéder à de précieuses sources pour l’histoire de la guerre à l’époque moderne, mais apportera une contribution de poids à l’étude de la circulation des savoirs militaires en Europe et de cette « République des lettres militaires » qui s’y érige alors.

 


Illustration : Sébastien Leprestre Vauban, Traité de l’attaque des places, 1704, Bibliothèque nationale de France.
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